Zabel, prototype du finisseur, et McEwen partent une nouvelle fois favoris. Mais l’Australien Stuart O’Grady, habitué des places d’honneur dans ce classement, et l’Italien Alessandro Petacchi, si sa motivation est préservée après sa série de succès d’étape (six) dans le Giro, sont des adversaires logiques tout comme, à un degré moindre, le Français Damien Nazon.
Les autres routiers-sprinteurs doivent aller jusqu’au bout pour postuler à ces honneurs. Le pari, s’il apparaît à la portée de l’Espagnol Oscar Freire, semble plus difficile pour l’Estonien Jaan Kirsipuu, qui n’a jamais rallié les Champs-Élysées en 9 participations au Tour.
Dans le classement de la montagne, la succession de Laurent Jalabert, victorieux ces deux dernières années, est très ouverte. Richard Virenque, qui compte cinq maillots blancs à pois rouges dans sa collection, lorgne toujours vers un nouveau trophée qui lui permettrait d’égaler le record de l’Espagnol Federico Bahamontes et du Belge Lucien Van Impe.
Entre jeunes
Pour réussir, Virenque (tout comme David Moncoutié) doit s’inspirer de la stratégie de Jalabert : partir très tôt à l’aventure dans les grandes étapes de montagne et accumuler les points aux différents sommets. À condition d’avoir les jambes pour appliquer cette épuisante recette. La cohorte des grimpeurs espagnols (pourquoi pas Mayo ou Mercado ?) doit être évidemment citée, d’autant que cette édition privilégie les Pyrénées toutes proches par rapport aux Alpes. Avec le point d’interrogation que représente le Colombien Santiago Botero, vainqueur du classement en 2000 et encore troisième l’an passé.
Le dernier maillot distinctif concerne les coureurs âgés de 25 ans et moins (nés en 1978 et après). À cinq semaines près, l’Italien Ivan Basso, lauréat l’an passé, a passé le cap pour défendre son maillot blanc.
L’Australien Michael Rogers, l’un des favoris au vu de sa grande forme actuelle, l’Italien Franco Pellizotti, les Russes Evgueni Petrov et Denis Menchov ont les moyens de se distinguer avec les représentants espagnols (Samuel Sanchez, Juan Miguel Mercado, Jesus Manzano) et la jeune vague française.
Si Nicolas Fritsch et Nicolas Portal, deux néophytes, manquent encore d’expérience, Sylvain Chavanel et surtout Sandy Casar bénéficient d’un préjugé favorable. Pour eux, le blanc est la couleur de l’espérance.

