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Le siège de la Moukataa, sujet de discorde israélo-palestinienne(PHOTO)

Le sort de Yasser Arafat, bloqué dans son quartier général de Ramallah depuis décembre 2001, est appelé à rester l’un des sujets de divergence entre Ariel Sharon et Mahmoud Abbas, qui a de nouveau soulevé la question de la liberté de mouvement du chef palestinien.
Mardi, lors de sa rencontre avec son homologue palestinien, le Premier ministre israélien a refusé de rendre à M. Arafat sa liberté de mouvement, envisageant seulement qu’il puisse s’installer à Gaza. « Il n’y a rien de nouveau dans les déclarations de M. Sharon, il précise que le président Arafat ne pourra retourner à Ramallah (s’il venait à quitter cette ville), cette position n’est pas nouvelle », a déclaré Mamdouh Naoufal, un des conseillers du dirigeant palestinien. Selon lui, la poursuite du siège de M. Arafat « risque de compromettre les chances de paix et lie les mains du Premier ministre Mahmoud Abbas ».
Officiellement, l’armée israélienne n’assiège pas la Moukataa, le QG de M. Arafat à Ramallah qu’elle a en grande partie démoli, mais elle menace d’y pénétrer pour effectuer des arrestations s’il en sort, et ne lui garantit pas la possibilité d’y retourner. Pratiquement, depuis décembre 2001, cela revient à assigner à résidence le dirigeant palestinien, qu’Israël veut écarter de la scène, affirmant qu’il est « hors jeu », et la proposition faite mardi soir par M. Sharon ressemble simplement à un « aller simple » pour Gaza. M. Abbas a soulevé à plusieurs reprises la question de la liberté de mouvement de M. Arafat, lors des différents entretiens qu’il a eus avec des responsables israéliens et étrangers. Selon des sources au sein du Fateh, le mouvement de MM. Arafat et Abbas, le fait que celui-ci n’ait pas soulevé le problème du siège du vieux chef palestinien, lors du sommet d’Aqaba le 4 juin en Jordanie, lui a valu des critiques acerbes de la part du conseil central de cette organisation. « Le siège de M. Arafat embarrasse M. Abbas tant au niveau du Fateh qu’au niveau intérieur général », a ajouté M. Naoufal, précisant que ce siège « aura des conséquences négatives sur les négociations politiques otages de cette question ainsi que d’autres questions » demeurées en suspens. Selon lui, « si le gouvernement américain veut des avancées réelles de la part de M. Abbas (dans le processus de paix), elle doit trouver une solution au siège de M. Arafat ».
Selon des sources proches du dirigeant palestinien, le chef des renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, « a reçu des signes encourageants sur ce dossier de la part de la conseillère présidentielle américaine pour la Sécurité nationale Condoleezza Rice », qui était dans la région ce week-end. Selon les sources proches de M. Arafat, « le général Souleimane a proposé à Mme Rice d’œuvrer pour la levée du siège de M. Arafat qui adopte des positions positives à l’égard de la “feuille de route” et du gouvernement de M. Abbas », et celle-ci « a indiqué que Washington allait œuvrer en ce sens et que le gouvernement américain n’y verrait aucun inconvénient si Israël accepte » la levée du siège. Mais pour Ali al-Jerbaoui, professeur de sciences politiques, « la position américaine et israélienne à l’égard de M. Arafat ne changera pas, du moins dans un proche avenir ». « Il est certain que le siège de M. Arafat embarrasse le Premier ministre palestinien mais il n’y a aucun signe qu’Israël et les États-Unis sont prêts à changer d’attitude » à l’égard du dirigeant palestinien, dit-il.
Le sort de Yasser Arafat, bloqué dans son quartier général de Ramallah depuis décembre 2001, est appelé à rester l’un des sujets de divergence entre Ariel Sharon et Mahmoud Abbas, qui a de nouveau soulevé la question de la liberté de mouvement du chef palestinien.Mardi, lors de sa rencontre avec son homologue palestinien, le Premier ministre israélien a refusé de rendre à M. Arafat sa liberté de mouvement, envisageant seulement qu’il puisse s’installer à Gaza. « Il n’y a rien de nouveau dans les déclarations de M. Sharon, il précise que le président Arafat ne pourra retourner à Ramallah (s’il venait à quitter cette ville), cette position n’est pas nouvelle », a déclaré Mamdouh Naoufal, un des conseillers du dirigeant palestinien. Selon lui, la poursuite du siège de M. Arafat « risque de compromettre...