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BOXE Tokuyama rêve d’unifier le titre des super-mouche sur le 38e parallèle

Le Nord-Coréen Masamori Tokuyama, champion WBC de boxe des poids super-mouche, veut unifier le titre face au champion WBA, Alexander Munoz, lors d’un combat qu’il rêve de voir organisé sur le 38e parallèle, dans la zone démilitarisée séparant Corée du Nord et Corée du Sud.
« J’ai un rêve, celui de monter un ring de fortune sur le 38e parallèle séparant le Nord du Sud, avoue celui dont le vrai nom est Hong Chang-soo. Nous laisserions entrer le public librement et permettrions aux familles et amis séparés de se retrouver. J’aimerais combattre pour le titre mondial dans cet endroit. »
Né il y a 28 ans à Tokyo de parents immigrants nord-coréens de la deuxième génération, Tokuyama est toujours reconnu comme citoyen nord-coréen puisque sa famille a toujours refusé d’adopter la nationalité sud-coréenne ou de se faire naturaliser japonais.
Ce qui n’est pas son poser problème, vu les relations compliquées entre les deux pays. Il y a une semaine, le 23 juin, Tokuyama a ainsi défendu pour la septième fois son titre face au Japonais Tatsushige Kawashima, sous les quolibets du public de Yokohama.

Déluge d’insultes racistes
Récemment, le champion à la chevelure peroxydée a également été obligé d’annuler des conférences et même de fermer le forum de son site Internet à cause d’un déluge d’insultes racistes.
Décoré héros du travail dans sa patrie en récompense de ses victoires sur le ring, le boxeur aux 29 victoires (contre 2 défaites et un nul) minimise néanmoins l’affaire. « J’ai été beaucoup harcelé, mais à chaque fois que les journaux en rendaient compte, j’ai gagné de nouveaux supporteurs », glisse-t-il dans un sourire.
Même s’il s’en défend (« je ne suis pas un homme politique mais juste un boxeur nord-coréen basé au Japon »), Tokuyama est devenu un symbole. Presque malgré lui, même s’il n’a jamais hésité à afficher ses positions. Ainsi lors de la première conquête de son titre, en août 2000 à Osaka face au Sud-Coréen Cho In-joo, son short portait l’inscription « One Korea » et lui-même scandait à plusieurs reprises sur le ring le slogan unitaire « Korea is one ».
Mais le jeune marié (depuis mars) insiste sur le fait qu’il reste avant tout un sportif : « J’ai vu le drapeau du Soleil levant porté lors de combats pour le titre mondial. J’ai vu la bannière étoilée levée par des Américains. Moi, lorsque je boxe, je ne pense jamais à ma nationalité. Je me concentre sur une seule chose : battre mon adversaire. »
Le Nord-Coréen Masamori Tokuyama, champion WBC de boxe des poids super-mouche, veut unifier le titre face au champion WBA, Alexander Munoz, lors d’un combat qu’il rêve de voir organisé sur le 38e parallèle, dans la zone démilitarisée séparant Corée du Nord et Corée du Sud.« J’ai un rêve, celui de monter un ring de fortune sur le 38e parallèle séparant le Nord du Sud, avoue celui dont le vrai nom est Hong Chang-soo. Nous laisserions entrer le public librement et permettrions aux familles et amis séparés de se retrouver. J’aimerais combattre pour le titre mondial dans cet endroit. »Né il y a 28 ans à Tokyo de parents immigrants nord-coréens de la deuxième génération, Tokuyama est toujours reconnu comme citoyen nord-coréen puisque sa famille a toujours refusé d’adopter la nationalité sud-coréenne ou de se...