« Nous avons l’intention de construire plusieurs autres centrales nucléaires d’une puissance cumulée de 6 000 mégawatts et nous proposons à la Russie de profiter de cette possibilité », a déclaré le responsable iranien, en visite en Russie, selon l’agence Itar-Tass. Ces propositions ont été faites à toutes les puissances nucléaires lors d’une réunion de l’AIEA en septembre dernier et «ces puissances sont en train de les examiner», a précisé lors de la conférence de presse conjointe le ministre russe de l’Énergie atomique Alexandre Roumiantsev.
Arrivé lundi à Moscou, Gholamreza Aghazadeh a assuré que la Russie « avait confirmé sa volonté de continuer de coopérer avec l’Iran dans le domaine nucléaire comme auparavant ».
Il a notamment déclaré qu’il n’y avait « pas d’incertitudes sur le rapatriement du combustible nucléaire usagé en Russie ».
« Cette question a été évoquée avec les responsables russes à tous les nivaux (et) Moscou et Téhéran vont annoncer très bientôt » la date de signature de l’accord « sur le rapatriement du combustible usagé », a-t-il encore dit. Le responsable iranien a répété que l’Iran était « prêt à signer le protocole additionnel au Traité de non-prolifération nucléaire, mais uniquement dans une atmosphère de transparence et de confiance mutuelle entre les signataires du document ».
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères iranien, Kamal Kharazi, a minimisé hier la décision du gouvernement japonais de lier la signature d’un gros contrat pétrolier estimé à plus de 2 milliards de dollars au fait que l’Iran fasse toute la lumière sur son programme nucléaire.
« Aucun contrat n’avait été conclu, nous avions seulement accordé la priorité pour la signature de ce contrat au Japon et ce délai a pris fin », a déclaré M. Kharazi, faisant référence à la période de deux ans qui avait été accordée aux Japonais pour conclure le contrat. Les Japonais « pourront bien sûr continuer leurs négociations », mais ils ne seront plus prioritaires car désormais « d’autres pays pourront aussi participer à ces négociations », a ajouté M. Kharazi.
En outre, le président iranien Mohammad Khatami a déclaré mercredi que les États-Unis exercent des pressions sur l’Iran notamment concernant la question irakienne et le dossier nucléaire en raison des échecs des Américains en Irak.

