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Marwan Barghouthi, figure de proue de l’intifada et de la trêve

L’un des artisans de la trêve palestinienne dans les attaques anti-israéliennes est aussi l’un des principaux leaders de l’intifada, le dirigeant du Fateh, Marwan Barghouthi, détenu en Israël depuis plus d’un an. Au nom du Fateh, dont il est le chef en Cisjordanie, M. Barghouthi a réussi depuis sa prison à convaincre les groupes islamistes radicaux, Hamas et Jihad islamique, de la nécessité de donner une chance au processus de paix.
« M. Barghouthi jouit d’une personnalité charismatique, ainsi que d’un pouvoir de persuasion et d’influence », a déclaré le diplomate britannique Alastair Crook. « C’est un homme qui a le pouvoir d’imposer des changements sur le terrain et jouit d’un rôle important sur la scène palestinienne », a ajouté le diplomate qui a suivi de près les négociations pour la trêve.
Pour obtenir une trêve alors qu’il est derrière les barreaux, M. Barghouthi, également député, a dû œuvrer sans doute avec l’accord des autorités israéliennes. Il aura réussi là où les négociations entre le Premier ministre, Mahmoud Abbas, et les différentes formations ont échoué. Alors que les réunions entre les différentes formations et le gouvernement se succédaient à Gaza sans résultat, un plan préparé par M. Barghouthi et transmis aux factions par son avocat Khadr Chkeirat faisait son chemin auprès des dirigeants du Hamas et du Jihad islamique. Selon le député Kaddoura Farès, chargé par M. Barghouthi de mener des négociations avec les responsables des deux groupes radicaux à Damas, « M. Barghouthi fait (dans ce plan) une présentation claire de la situation et de la nécessité de donner à la politique une chance ». « Le plan comprend un appel à une trêve pour protéger la résistance et éviter un conflit entre l’Autorité palestinienne et la résistance (les groupes armés), en raison des pressions extérieures exercées sur les Palestiniens », a-t-il dit.
Ce plan a constitué la base des négociations entre M. Farès et son homologue du Fateh, mouvement du dirigeant Yasser Arafat, Ahmad Ghoneim, à Damas avec les dirigeants du Hamas et du Jihad islamique, Khaled Mechaal et Ramadan Abdallah Challah. « La confiance dont jouit M. Barghouthi auprès des différentes formations palestiniennes a contribué à faire aboutir les négociations », a ajouté M. Farès.
Selon M. Chkeirat, les pourparlers ont commencé en août 2002 lorsque M. Barghouthi l’a chargé de rencontrer des responsables du Hamas et du Jihad islamique. « Ce dialogue s’est poursuivi par intermittence depuis le début des négociations interpalestiniennes au Caire (fin 2002), avant un arrêt dû à la guerre en Irak. Il a repris après la fin » du conflit, a-t-il dit. « Il s’est intensifié avec la formation du gouvernement Abbas, s’est interrompu pour un certain moment durant le sommet d’Aqaba (en Jordanie le 4 juin) et avec la tentative (israélienne) d’élimination d’Abdelaziz al-Rantissi, un des dirigeants du Hamas, puis a repris et porté ses fruits », a-t-il précisé. Durant cette période, M. Chkeirat transmettait les messages de M. Barghouthi aux dirigeants du Hamas à l’étranger après avoir informé M. Arafat de leur contenu. « Indiscutablement, sans les efforts de M. Barghouthi, ce dialogue n’aurait pas abouti », a-t-il ajouté.
Selon l’analyste Hani al-Masri, « M. Barghouthi a joué le rôle principal dans les négociations avec le Hamas et le Jihad ».
M. Barghouthi, 43 ans, a été fait prisonnier par l’armée israélienne à Ramallah (Cisjordanie) en avril 2002 et traduit devant un tribunal israélien en septembre 2002, qui l’a inculpé notamment de meurtres. Il encourt la prison à vie.
L’un des artisans de la trêve palestinienne dans les attaques anti-israéliennes est aussi l’un des principaux leaders de l’intifada, le dirigeant du Fateh, Marwan Barghouthi, détenu en Israël depuis plus d’un an. Au nom du Fateh, dont il est le chef en Cisjordanie, M. Barghouthi a réussi depuis sa prison à convaincre les groupes islamistes radicaux, Hamas et Jihad islamique, de la nécessité de donner une chance au processus de paix.« M. Barghouthi jouit d’une personnalité charismatique, ainsi que d’un pouvoir de persuasion et d’influence », a déclaré le diplomate britannique Alastair Crook. « C’est un homme qui a le pouvoir d’imposer des changements sur le terrain et jouit d’un rôle important sur la scène palestinienne », a ajouté le diplomate qui a suivi de près les négociations pour la...