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Accrochage à la frontière syrienne : Damas attend les explications de Washington

La Syrie a rompu un long silence hier et demandé des explications aux États-Unis, une semaine après un accrochage entre une unité de l’armée américaine et des soldats syriens à la frontière syro-irakienne qui, selon le Pentagone, a fait cinq blessés côté syrien. « L’ambassadeur des États-Unis Theodore Kattouf, convoqué jeudi 19 juin au ministère syrien des Affaires étrangères, avait promis d’informer les autorités syriennes de la réponse de Washington, mais le ministère syrien attend toujours les explications », a indiqué un communiqué officiel cité par la presse.
« Une patrouille militaire syrienne a fait l’objet d’un incident au sud d’Abou Kamal », à la frontière avec l’Irak, affirme laconiquement le texte qui demande à Washington le retour en Syrie des soldats syriens blessés pour éviter les « malentendus » et toute « escalade non souhaitée par les deux parties ». L’opération américaine, qui visait un convoi soupçonné de transporter des responsables de l’ancien régime irakien en fuite vers la Syrie, a fait au moins cinq blessés parmi des gardes-frontières syriens, a reconnu le Pentagone seulement lundi dernier. Trois d’entre eux seraient toujours détenus par les forces américaines.
Le silence de Damas, qui n’a réagi publiquement qu’une semaine après le raid américain, est « surprenant », estime un diplomate occidental. Selon lui, il demeure une « grande incertitude » quant au lieu exact de l’attaque, en particulier sur le fait de savoir si elle a eu lieu en territoire syrien ou irakien, sur l’identité et le nombre de personnes blessées ou tuées. Des journaux américains et britanniques ont évoqué la présence possible dans le convoi de l’ancien président irakien déchu Saddam Hussein et de ses fils. Le mystère est resté complet après des explications sommaires données mardi dernier par le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld lors d’une conférence de presse à Washington. « Il y avait un très petit nombre de Syriens. Je ne sais pas si le terme “détenus” est exact. Il y en avait certains qui avaient besoin d’une assistance médicale. Nous les avons soignés et nous vérifions si ces soins ont marché », a dit M. Rumsfeld.
Damas a fait l’objet de très fortes pressions américaines, faisant craindre une attaque contre la Syrie, après des accusations d’aide militaire au régime irakien déchu. Les plus hauts responsables américains ont demandé à la Syrie de « combattre le terrorisme ». Ils ont exigé à plusieurs reprises d’agir contre les groupes radicaux palestiniens basés à Damas, en particulier le Hamas et le Jihad islamique. La Syrie « doit en faire plus », a encore déclaré mercredi à Vienne le coordinateur pour la lutte antiterroriste du département d’État américain Cofer Black.
La Syrie a rompu un long silence hier et demandé des explications aux États-Unis, une semaine après un accrochage entre une unité de l’armée américaine et des soldats syriens à la frontière syro-irakienne qui, selon le Pentagone, a fait cinq blessés côté syrien. « L’ambassadeur des États-Unis Theodore Kattouf, convoqué jeudi 19 juin au ministère syrien des Affaires étrangères, avait promis d’informer les autorités syriennes de la réponse de Washington, mais le ministère syrien attend toujours les explications », a indiqué un communiqué officiel cité par la presse.« Une patrouille militaire syrienne a fait l’objet d’un incident au sud d’Abou Kamal », à la frontière avec l’Irak, affirme laconiquement le texte qui demande à Washington le retour en Syrie des soldats syriens blessés pour éviter les...