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EXPORTATIONS Le pétrole irakien va peser sur l’Opep

La reprise des exportations de pétrole irakien va peser sur l’Opep et décourager les investissements dans les pays où les coûts de production sont très élevés, a averti hier à Rome le directeur général du Centre for Global Energy Studies de Londres, Fadhil Chalabi.
Le retour en force de l’Irak sur les marchés « n’est pas pour demain », a souligné M. Chalabi lors d’un colloque organisé par l’agence de presse italienne AdnKronos. « Mais le pétrole irakien est très économique, le plus économique du monde. À titre d’exemple, le coût de production en Arabie saoudite est de 2,5 dollars par baril, alors qu’il est de moins d’un dollar par baril en Irak. Le retour sur investissements est donc très élevé. »
M. Chalabi s’est déclaré sceptique sur la capacité de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à maintenir les prix du brut dès lors que l’Irak fera son retour en force sur les marchés.
« Cette capacité sera affaiblie, a-t-il estimé. Les prix baisseront et décourageront les investissements dans les pays où les coûts de production sont très élevés. »
Les réserves sont estimées à 112 milliards de barils, plaçant l’Irak en seconde position derrière l’Arabie saoudite (264 milliards de barils), mais « ce n’est pas le vrai potentiel de l’Irak, qui serait de 250, voire 300 milliards de barils », a assuré le spécialiste. La capacité de production irakienne était au maximum de 2,5 millions de barils par jour (mbj) avant la guerre déclenchée par les États-Unis et la chute de Saddam Hussein. L’Irak pourrait retrouver « dans deux ans sa capacité de production de 1990, avant la première guerre du Golfe provoquée par l’invasion du Koweït, soit 3 mbj ».
Des investissements de l’ordre de 50 milliards de dollars seront nécessaires pour permettre une pleine capacité de production.
« L’Irak est un géant endormi depuis longtemps pour de nombreuses raisons et l’enjeu de son pétrole alimente de ce fait les soupçons sur les raisons de la guerre lancée par les États-Unis et leurs alliés », a-t-il reconnu.
La reprise des exportations de pétrole irakien va peser sur l’Opep et décourager les investissements dans les pays où les coûts de production sont très élevés, a averti hier à Rome le directeur général du Centre for Global Energy Studies de Londres, Fadhil Chalabi.Le retour en force de l’Irak sur les marchés « n’est pas pour demain », a souligné M. Chalabi lors d’un colloque organisé par l’agence de presse italienne AdnKronos. « Mais le pétrole irakien est très économique, le plus économique du monde. À titre d’exemple, le coût de production en Arabie saoudite est de 2,5 dollars par baril, alors qu’il est de moins d’un dollar par baril en Irak. Le retour sur investissements est donc très élevé. »M. Chalabi s’est déclaré sceptique sur la capacité de l’Organisation des pays exportateurs de...