La capture d’Abed Hamid Mahmoud « est très importante et les chances d’attraper Saddam Hussein sont aujourd’hui plus fortes que jamais », a affirmé sur une chaîne de télévision arabe Wafiq al-Samarrai, ancien chef des renseignements militaires irakiens et figure de l’opposition. Abed Hamid Mahmoud, qui le suivait comme une ombre, était en effet l’une des rares personnes, si ce n’est la seule, à avoir un accès permanent à l’ancien président. Le Commandement central américain (Centcom) n’a pas précisé les conditions de son arrestation, annoncée hier en même temps qu’une série de raids des forces américaines dans la région de Tikrit, la ville d’origine de Saddam Hussein au nord de Bagdad. Ces raids ont permis aux troupes américaines d’arrêter de 15 à 20 personnes associées aux ex-dirigeants irakiens et de saisir des millions de dollars en argent liquide, bijoux et pierres précieuses, selon le général Odierno qui évoque aussi l’arrestation d’un ancien garde du corps de Saddam Hussein, qu’il n’a pas identifié. Si Abed Hamid Mahmoud se trouvait parmi eux, cela pourrait signifier qu’une partie des hauts dirigeants, qui étaient souvent choisis en raison de leur appartenance à la tribu des Tikriti à laquelle appartenait Saddam Hussein, ont choisi de se replier sur leur fief. Sa présence pourrait signifier aussi que son maître n’est pas loin, mais Saddam Hussein a réussi au fil des années à se montrer très rusé et à n’être jamais à l’endroit où tout le monde l’attendait. Né a Aujah, village d’enfance du dictateur, près de Tikrit, le secrétaire particulier apparaissait toujours derrière Saddam, en uniforme militaire, lors des réunions avec les hauts dirigeants du parti et les chefs militaires. Il était au côté de l’ancien dictateur le 7 avril, lorsque ce dernier avait effectué une visite dans le quartier huppé de Mansour, deux jours avant l’arrivée des troupes américaines dans le cœur de Bagdad. La cinquantaine, un béret toujours vissé sur la tête, les mêmes moustaches que son maître, il était l’un des hommes les plus craints car il était celui qui donnait les directives présidentielles à tous les ministres.
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La capture d’Abed Mahmoud pourrait éclaircir le mystère Saddam(photo)
le 20 juin 2003 à 00h00
La capture d’Abed Hamid Mahmoud « est très importante et les chances d’attraper Saddam Hussein sont aujourd’hui plus fortes que jamais », a affirmé sur une chaîne de télévision arabe Wafiq al-Samarrai, ancien chef des renseignements militaires irakiens et figure de l’opposition. Abed Hamid Mahmoud, qui le suivait comme une ombre, était en effet l’une des rares personnes, si ce n’est la seule, à avoir un accès permanent à l’ancien président. Le Commandement central américain (Centcom) n’a pas précisé les conditions de son arrestation, annoncée hier en même temps qu’une série de raids des forces américaines dans la région de Tikrit, la ville d’origine de Saddam Hussein au nord de Bagdad. Ces raids ont permis aux troupes américaines d’arrêter de 15 à 20 personnes associées aux ex-dirigeants irakiens et de saisir des millions de dollars en argent liquide, bijoux et pierres précieuses, selon le général Odierno qui évoque aussi l’arrestation d’un ancien garde du corps de Saddam Hussein, qu’il n’a pas identifié. Si Abed Hamid Mahmoud se trouvait parmi eux, cela pourrait signifier qu’une partie des hauts dirigeants, qui étaient souvent choisis en raison de leur appartenance à la tribu des Tikriti à laquelle appartenait Saddam Hussein, ont choisi de se replier sur leur fief. Sa présence pourrait signifier aussi que son maître n’est pas loin, mais Saddam Hussein a réussi au fil des années à se montrer très rusé et à n’être jamais à l’endroit où tout le monde l’attendait. Né a Aujah, village d’enfance du dictateur, près de Tikrit, le secrétaire particulier apparaissait toujours derrière Saddam, en uniforme militaire, lors des réunions avec les hauts dirigeants du parti et les chefs militaires. Il était au côté de l’ancien dictateur le 7 avril, lorsque ce dernier avait effectué une visite dans le quartier huppé de Mansour, deux jours avant l’arrivée des troupes américaines dans le cœur de Bagdad. La cinquantaine, un béret toujours vissé sur la tête, les mêmes moustaches que son maître, il était l’un des hommes les plus craints car il était celui qui donnait les directives présidentielles à tous les ministres.

