« La Liga ne peut pas nous échapper », affirme le président du Real Madrid Florentino Perez, qui a vu s’éloigner le spectre d’une saison blanche grâce notamment à l’apport de sa recrue vedette Ronaldo, auteur d’un doublé. La presse espagnole dans son ensemble estime d’ailleurs que l’avantage de deux points pris par le Real est insurmontable pour la Real Sociedad, qui accueillera elle l’Altletico Madrid. « Titre en vue », souligne ainsi Marca, « La Liga entre nos mains » estime As.
Du côté du vestiaire madrilène, on tente toutefois de tempérer l’optimisme. « Nous avons fait un grand pas en avant c’est vrai. Mais, on ne se sent pas encore champions. Il reste un match à gagner et il faut le jouer », affirme Ronaldo. « On ne peut pas dire que nous sommes champions. L’Athletic Bilbao (6e avec deux points d’avance sur Barcelone) est en concurrence avec le Barça pour la dernière place en UEFA et il jouera lui aussi sa saison sur ce match », souligne l’entraîneur Vicente del Bosque.
Les indicateurs sont toutefois au vert pour le Real qui a repris la main après être resté une trentaine de journées dans le sillage de la Real Sociedad cette saison.
Miracle
La fatigue des matches de Ligue des champions (demi-finale contre la Juventus) et de Coupe d’Espagne (quart de finale) oubliés, le Real a retrouvé la bonne carburation proposant un jeu digne de son effectif après des semaines de football peu enivrant. Le 29e titre devrait bientôt orner les vitrines du club madrilène. « Le Real est favori, il est devant au classement, il jouera devant son public et il a un Ronaldo débridé avide de marquer des buts (...) ainsi qu’un Raul enfin retrouvé » écrit l’éditorialiste de As, ravi de voir les talents individuels des Figo, Zidane et Roberto Carlos s’additionner pour servir le collectif. As souligne toutefois que si « 90 minutes à Bernabeu, c’est long » pour les équipes visiteuses, les 90 minutes de Liga restant pour le Real Madrid pourraient aussi être « très longues ». Les joueurs basques ne se font, eux, pas trop d’illusions : « Il faudrait un miracle », estime Javier de Pedro, le capitaine de la Real Sociedad, partageant ainsi l’opinion de la plupart des supporteurs basques qui ont quitté le stade de Vigo en pleurs.
Seul l’entraîneur français de la Real Sociedad, Raynald Denoueix, fait mine d’y croire : « Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. Il faut gagner dimanche prochain pour donner aux supporteurs la joie que nous ne leur avons pas donnée dimanche ».

