Région (Île-de-France), départements (Seine-Saint-Denis, Essonne, Seine-et-Marne) et communes (Ville de Paris, Saint-Denis, Montgeron, Meaux, La Ferté-sous-Jouarre) ont coopéré avec les organisateurs de la grande boucle pour la réussite de ce grand départ, dont les modalités ont été présentées au Conseil régional.
« Comme en politique, l’exploit personnel en cyclisme est le fruit d’un travail d’équipe », a souligné Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional, en se félicitant que le Tour 2003 se situe dans le prolongement de la première édition partie de Montgeron et arrivée à Ville d’Avray (Hauts-de-Seine). Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour, a insisté sur les trois axes d’action (commémoration, fête, avenir) choisis par les organisateurs de la grande boucle. Dès le 1er juillet, la zone d’activités portant le nom du premier vainqueur du Tour, Maurice Garin, sera inaugurée à Montgeron avant que la plaque commémorative du centenaire ne soit dévoilée.
Apothéose
Les coureurs rejoindront le 2 juillet leurs hôtels respectifs, situés dans le nord-est de la région parisienne, pour les diverses obligations d’avant-Tour. La présentation au public de la capitale aura lieu le 4 juillet, entre l’Hôtel de Ville et la Bastille, avec, en prélude, la mise en place de la caravane du centenaire (dix véhicules originaux, sonorisés et animés, retraçant l’histoire du Tour) et le défilé d’une 23e équipe sous le signe de l’Europe (28 jeunes représentants des différents pays membres, actuels ou futurs). D’autres opérations sont prévues pour le prologue et la première étape, notamment la réunion à Montgeron, le 6 juillet, de tous les coureurs français qui se sont distingués dans le Tour (en portant le maillot jaune, en accédant au podium ou en ramenant un maillot distinctif) et de tous les coureurs franciliens. Au terme de l’épreuve, le 27 juillet, une randonnée sera ouverte à tous sur le parcours parisien du Tour. Après l’arrivée de la course, la parade du centenaire, constituée de 1 200 figurants, empruntera les Champs-Élysées en apothéose d’« une grande fête populaire » selon le souhait des organisateurs.
« Nous allons célébrer le passé et nous tourner vers l’avenir », a résumé Patrice Clerc, président de la société organisatrice (ASO), en rapportant que, selon un sondage à paraître dans le mensuel Vélo Magazine, trois Français sur quatre pensaient que le Tour aurait encore lieu dans... cent ans.

