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Moto - Grand Prix d’Italie Capirossi dans le cœur des tifosi

L’Italien Valentino Rossi (Honda) a remporté dimanche le Grand Prix d’Italie en catégorie MotoGP mais son compatriote Loris Capirossi (Ducati), deuxième, est en droit de se considérer comme le vainqueur de cœur de la cinquième des seize épreuves du championnat du monde motocycliste 2003.
À la lutte pendant tout le week-end avec le quadruple champion du monde, « CapiRex » a échoué de peu samedi, pour les qualifications, et dimanche, en course. Mais il a réalisé une forme d’exploit en prenant la deuxième place sur la Ducati Desmosedici, pour sa cinquième sortie officielle.
On disait le pilote de poche rapide sur un tour après son impressionnante série de 34 pole positions. C’est oublier qu’il est double champion du monde des 125 cc (1990 et 1991), champion du monde des 250 cc (1998) et qu’il compte 22 victoires dans sa déjà longue carrière.
Dans la catégorie reine, il a gagné le Grand Prix d’Australie 1996 (sur Yamaha) et le Grand Prix d’Italie 2000 (sur Honda), sur des 500 cc deux-temps. Il s’est rapidement adapté au pilotage des 990 cc quatre-temps et a relevé le défi un peu fou d’étrenner la Ducati en MotoGP.
Bien lui en a pris puisqu’il a déjà terminé troisième lors du Grand Prix d’ouverture, à Suzuka (Japon). Max Biaggi, qui a refusé l’aventure que lui proposait le constructeur italien, peut s’en mordre les doigts puisqu’il a terminé troisième, dimanche, à Mugello, au terme d’une épique lutte avec Capirossi qu’il a dû rompre faute de puissance moteur.
Dimanche, « CapiRex » est sorti vainqueur sur tous les tableaux. Au plan sportif, sa performance lui semble « aussi bonne qu’une victoire ». « J’ai donné mon maximum. J’ai adopté un bon rythme d’entrée, mais Max et Valentino sont revenus. Valentino était trop rapide. Alors j’en ai durement décousu avec Max », analyse-t-il.
« Il était très difficile de le dépasser mais ma moto avait une fantastique vitesse de pointe, ce qui m’a permis d’y parvenir. Ensuite, j’ai roulé à 105 % de mes moyens dans les derniers tours. Je suis même un peu revenu sur Valentino. Mais à un tour de l’arrivée, l’écart était trop important et j’ai préféré assurer », a déclaré Capirossi.
Son acharnement lui a valu des démonstrations débordant d’enthousiasme des tifosi quand il est monté sur le podium. C’en était presque vexant pour les deux autres gloires de la moto italienne.
Car c’est bien lui qui a reçu les vivats les plus retentissants et drainé sur son parcours jusqu’à la salle de conférences de presse puis vers la sortie du paddock une nuée d’admirateurs agités, bruyants et colorés.
L’Italien Valentino Rossi (Honda) a remporté dimanche le Grand Prix d’Italie en catégorie MotoGP mais son compatriote Loris Capirossi (Ducati), deuxième, est en droit de se considérer comme le vainqueur de cœur de la cinquième des seize épreuves du championnat du monde motocycliste 2003.À la lutte pendant tout le week-end avec le quadruple champion du monde, « CapiRex » a échoué de peu samedi, pour les qualifications, et dimanche, en course. Mais il a réalisé une forme d’exploit en prenant la deuxième place sur la Ducati Desmosedici, pour sa cinquième sortie officielle.On disait le pilote de poche rapide sur un tour après son impressionnante série de 34 pole positions. C’est oublier qu’il est double champion du monde des 125 cc (1990 et 1991), champion du monde des 250 cc (1998) et qu’il compte 22 victoires...