Rechercher
Rechercher

Actualités

Auto - Rallye de l’Acropole L’Estonien Martin met en échec les Français

Markko Martin (Ford Focus) a donné une grande bouffée d’air frais au championnat du monde des rallyes, en s’imposant dans la fournaise de l’Acropole, dimanche à Lamia.
L’Estonien a réussi ce que tous les adversaires du clan français, Peugeot et Citroën, attendaient. Mettre un terme à la mainmise absolue de la « French Connection » depuis le début de saison, aux victoires des Xsara (Monte-Carlo et Turquie) et des 206 (Suède, Nouvelle-Zélande et Argentine).
En Nouvelle-Zélande et en Argentine déjà, Martin et la nouvelle Ford Focus avaient pointé le bout de leur nez, laissant apparaître un fort potentiel, qu’un manque de fiabilité ne pouvait pas encore permettre de concrétiser.
La Focus WRC3, née de l’imagination de l’ingénieur belge Christian Lorriaux, n’a pas tardé à trouver cette robustesse indispensable pour l’emporter dès son troisième rallye.
« Cette victoire est importante pour nous tous », disait dimanche soir le directeur technique de Ford, des trémolos dans la voix. « Nous avions une énorme pression, décuplée encore plus après l’abandon de François (Duval). Gagner un rallye, c’est bien. Mais cela ne suffit pas. Il y a le championnat. Or Markko (Martin) peut s’imposer sur n’importe quel terrain ».
Avec ce premier succès, la confiance de l’Estonien et de toute l’équipe Ford se trouve en effet renforcée. Chacun se dit prêt aujourd’hui à lutter face aux Français, Peugeot et Citroën, mais aussi Subaru dans la course au titre.
« On peut voir que ce championnat est très ouvert, constatait ainsi Carlos Sainz (Citroën). Il y a quatre constructeurs au plus haut niveau et si trois voitures différentes se trouvent sur ce podium grec, il ne faut pas oublier Peugeot, très, très performant ».
À l’Acropole toutefois, la marque au Lion n’a pas eu son rendement habituel. Au-delà de l’élimination de Marcus Gronholm, contraint dès vendredi soir à l’abandon pour une « panne bête », et donc des plus grandes chances de victoire, le Finlandais étant alors dans une position idéale, Peugeot a rencontré des problèmes à répétition de transmission. Succession d’ennuis qui ont empêché Richard Burns et surtout Harri Rovanpera, le mieux placé samedi matin, de défendre leurs chances.
« C’est un rallye que nous aurions dû remporter mais, par notre faute, cela n’a pas été le cas. Les problèmes mécaniques que nous avons rencontrés n’ont rien à voir avec la nature du terrain », constatait, amer, Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport.
Quelques craintes naissaient même chez le constructeur français dans l’optique de Chypre dans quinze jours. Et si Peugeot devait faire face à une mauvaise série de transmissions ? Les voitures devant courir à Limassol étant déjà parties, cela mettrait en effet les pilotes du Lion dans une situation fort délicate.
Problème ou pas, Richard Burns n’en continue pas moins de faire son bonhomme de chemin en tête du championnat. En Grèce, au lieu d’une septième, voire d’une sixième place, le Britannique se voyait propulsé à la 4e. Au grand dam de Marcus Gronholm déjà rentré chez lui en Finlande.
À Chypre, la « French Connection » risque encore de souffrir face à Martin et la Focus, sans oublier Subaru, Makinen et Solberg. Citroën et Peugeot auront besoin de toutes leurs forces vives pour reprendre la main. Le Lion notamment devra espérer que Gronholm, vainqueur l’an passé à Limassol, soit cette fois épargné pour ajouter une nouvelle victoire à son palmarès.
« Marcus a incontestablement un plus. Lui seul aurait pu battre Markko ici », admettait, beau joueur, Carlos Sainz.
Markko Martin (Ford Focus) a donné une grande bouffée d’air frais au championnat du monde des rallyes, en s’imposant dans la fournaise de l’Acropole, dimanche à Lamia.L’Estonien a réussi ce que tous les adversaires du clan français, Peugeot et Citroën, attendaient. Mettre un terme à la mainmise absolue de la « French Connection » depuis le début de saison, aux victoires des Xsara (Monte-Carlo et Turquie) et des 206 (Suède, Nouvelle-Zélande et Argentine).En Nouvelle-Zélande et en Argentine déjà, Martin et la nouvelle Ford Focus avaient pointé le bout de leur nez, laissant apparaître un fort potentiel, qu’un manque de fiabilité ne pouvait pas encore permettre de concrétiser.La Focus WRC3, née de l’imagination de l’ingénieur belge Christian Lorriaux, n’a pas tardé à trouver cette robustesse...