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TERRORISME Le FSB russe arrête 121 islamistes du Hizbi Tahrir

Le Service fédéral de sécurité russe (FSB, ex-KGB) a annoncé hier avoir arrêté à Moscou 121 personnes soupçonnées d’être des partisans ou des membres du Parti de libération islamique (Hizbi Tahrir), une formation radicale interdite et active en Asie centrale. C’est la première fois que la Russie, qui souligne régulièrement le danger que représentent à ses yeux les organisations islamistes d’Asie centrale, annonce une arrestation massive d’islamistes sur son territoire (hors Tchétchénie), a fortiori à Moscou. Ces personnes ont été arrêtées vendredi dernier et sont des étrangers résidant de manière illégale en Russie, a souligné le service de presse du FSB. Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre d’une vaste opération dans toute la Russie. « Les centres islamistes extrémistes envisagent l’islamisation, y compris au moyen de la mise en œuvre par la force de la charia (loi islamique), d’abord en Ouzbékistan et dans les États voisins, puis dans les régions russes à majorité musulmane », a déclaré une source au FSB, citée par l’agence Itar-Tass. La Russie compte 20 millions de musulmans, notamment dans les républiques du Caucase du Nord, où se trouve la Tchétchénie, et au Tatarstan. Un Kirghize, Alicher Moussaïev, est accusé d’être le chef de la cellule démantelée du Hizbi Tahrir, alors que 100 grammes d’explosifs, trois grenades et 15 tracts du Parti de libération islamique ont été retrouvés sur lui au moment de son arrestation.
Le parti islamiste Hizbi Tahrir fondé au Proche-Orient dans les années 1950 s’est implanté il y a dix ans en Asie centrale, d’abord dans la vallée de Fergana en Ouzbékistan, puis au Tadjikistan et au Kirghizstan voisins. Ce parti avait des liens étroits avec le régime des talibans en Afghanistan. Fort de quelques milliers de membres, c’est l’un des mouvements islamistes clandestins les plus actifs en Asie centrale, où il veut créer un « califat » (État islamique). Le mouvement a été inclus en février dernier sur la liste des 15 organisations « terroristes » interdites en Russie.
La Russie est liée au Tadjikistan et au Kirghizstan par un traité de sécurité collective qui comprend également le Bélarus, l’Arménie et le Kazakhstan, et qui a mis sur pied une force de réaction rapide en Asie centrale pour faire face à d’éventuels foyers d’insurrection armée, comme ceux qui s’étaient déclarés en Ouzbékistan et au Kirghizstan pendant les étés 2000 et 2001.
Le Service fédéral de sécurité russe (FSB, ex-KGB) a annoncé hier avoir arrêté à Moscou 121 personnes soupçonnées d’être des partisans ou des membres du Parti de libération islamique (Hizbi Tahrir), une formation radicale interdite et active en Asie centrale. C’est la première fois que la Russie, qui souligne régulièrement le danger que représentent à ses yeux les organisations islamistes d’Asie centrale, annonce une arrestation massive d’islamistes sur son territoire (hors Tchétchénie), a fortiori à Moscou. Ces personnes ont été arrêtées vendredi dernier et sont des étrangers résidant de manière illégale en Russie, a souligné le service de presse du FSB. Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre d’une vaste opération dans toute la Russie. « Les centres islamistes extrémistes envisagent...