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Un émissaire de Moubarak auprès des radicaux palestiniens

L’Égypte est intervenue à la rescousse de l’Autorité palestinienne en décidant hier de dépêcher un émissaire de haut rang auprès des formations radicales palestiniennes pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu.
Le chef des renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, doit se rendre dans les territoires palestiniens « à la demande du gouvernement de M. Abbas », a déclaré le délégué palestinien auprès de la Ligue arabe, Mohammed Sobeih. M. Sobeih a précisé que le responsable égyptien s’entretiendrait avec les organisations radicales palestiniennes afin de leur « proposer d’observer une trêve pour un certain laps de temps » dans leurs attentats anti-israéliens. Mais il a souligné qu’il allait également avoir des contacts avec la partie israélienne et qu’il était nécessaire d’obtenir en échange « l’arrêt par Israël des actes de violence à l’égard des Palestiniens ». Le conseiller du président de l’Autorité palestinienne, Nabil Abou Roudeina, a annoncé pour sa part que M. Arafat recevrait demain l’envoyé égyptien pour « poursuivre les contacts au sujet de l’application de la “feuille de route” et débattre des efforts égyptiens continus visant à sauver le processus de paix », a-t-il déclaré. Fin avril, le général Souleimane s’était déjà rendu dans les territoires palestiniens et avait obtenu un compromis de dernière minute entre Yasser Arafat et son Premier ministre désigné qui avait permis à M. Abbas de former son cabinet, condition posée par les États-Unis pour publier la « feuille de route ». Le Caire avait également accueilli fin janvier des pourparlers entre 12 factions palestiniennes auxquelles l’Égypte avait proposé un moratoire sur les attaques-suicide, mais les réunions s’étaient achevées sans résultat. Ces réunions avaient notamment regroupé les mouvements islamistes du Hamas et du Jihad islamique ainsi que les radicaux des Fronts populaire et démocratique de libération de la Palestine (FPLP et FDLP).Le président américain George W. Bush a déclaré hier qu’il restait « optimiste » sur les perspectives de paix au Proche-Orient, malgré les attaques anti-israéliennes du week-end.
« Je suis optimiste sur le fait que des dirigeants responsables ont maintenant reçu le message qu’il fallait travailler ensemble pour lutter contre les attentats, pour qu’un État palestinien pacifique puisse émerger », a-t-il déclaré.
M. Bush a indiqué que les deux parties étaient mobilisées en faveur de la « feuille de route », qui prévoit notamment la création d’un État palestinien d’ici à 2005. « Je suis optimiste car j’ai pu écouter les Premiers ministres d’Israël et de l’Autorité palestinienne discuter de la nécessité de la paix et d’un État », a-t-il ajouté à l’issue d’une réunion avec son cabinet. « Je sais qu’il y aura des extrémistes, notamment dans les territoires palestiniens, qui veulent faire exploser la paix. Mais je pense que les gens en ont assez », a ajouté le président américain.
« Les Palestiniens doivent comprendre que leur vies seront améliorées grâce à la vision du Premier ministre Mahmoud Abbas. Et les voisins arabes comprennent que la violence ne mène nulle part, sauf à la misère et au désespoir », a-t-il ajouté.
« Je suis allé au Proche-Orient et j’ai lancé la marche vers la paix. Et je suis optimiste sur nos chances de parvenir à l’existence d’un État palestinien pacifique et libre, aux côtés d’Israël en sécurité. »
Quelques instants plus tôt, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, avait déploré les récentes attaques anti-israéliennes, soulignant qu’elles représentaient « une menace à la création d’un État palestinien ». « Il existe des ennemis de la paix. Ces ennemis non seulement tuent des Israéliens, mais ils menacent aussi la création d’un État palestinien », a ajouté le porte-parole. Le président américain s’est par ailleurs entretenu hier avec Vladimir Poutine et José Maria Aznar sur le dossier israélo-palestinien.
L’Égypte est intervenue à la rescousse de l’Autorité palestinienne en décidant hier de dépêcher un émissaire de haut rang auprès des formations radicales palestiniennes pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu.Le chef des renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, doit se rendre dans les territoires palestiniens « à la demande du gouvernement de M. Abbas », a déclaré le délégué palestinien auprès de la Ligue arabe, Mohammed Sobeih. M. Sobeih a précisé que le responsable égyptien s’entretiendrait avec les organisations radicales palestiniennes afin de leur « proposer d’observer une trêve pour un certain laps de temps » dans leurs attentats anti-israéliens. Mais il a souligné qu’il allait également avoir des contacts avec la partie israélienne et qu’il était nécessaire d’obtenir en...