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Cyclisme La vraie chance de Sandy Casar

La Classique des Alpes arrive à un moment-clé de la préparation du Tour de France : elle réunit aujourd’hui ceux qui se proposent ensuite de s’affûter dans le Critérium du Dauphiné-Libéré et ceux qui, aguerris au Tour d’Italie, comptent en profiter pour ajouter une belle ligne à leur palmarès. Troisième du dernier Giro, l’Ukrainien Jaroslav Popovych sera le favori logique de l’épreuve en l’absence du dernier vainqueur, le Colombien Santiago Botero. Il fera face notamment à l’ancien lauréat de cette classique, le Basque Iban Mayo (Euskaltel), au dernier vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, l’Américain Tyler Hamilton, à l’Espagnol Francisco Mancebo (Ibanesto.com) et à une pléiade de Français : Richard Virenque (Quick Step), Miguel Martinez (Phonak), Patrice Halgand (Jean Delatour), Laurent Brochard (AG2r Prévoyance). En revanche, la formation Brioches La Boulangère manquera à l’appel pour assister aux obsèques de son coureur Fabrice Salanson, décédé dans la nuit de lundi à mardi au Tour d’Allemagne. Sandy Casar émarge également au rang des favoris et le coureur de la FDJeux.com, après une belle treizième place dans le Giro, ne cache rien de son ambition. « J’ai terminé le Tour d’Italie en pleine forme, en pleine confiance aussi, et je tiens à en profiter dès mainenant. Cette Classique des Alpes me convient bien parce qu’il s’agit d’une course d’usure avec un enchaînement de cols. »
À 24 ans, le Francilien avait besoin de tourner la page d’un Paris-Nice 2002 achevé à la deuxième place derrière le Kazakh Vinokourov. Tardant à confirmer ce résultat, il finissait par lui déplaire qu’on lui répète sans cesse qu’il était attendu. « Il n’était pas prévu que je dispute le Tour d’Italie, affirme-t-il, mais constatant ma difficulté à trouver des sensations durant ce printemps, de me dégager de la pression, j’ai demandé à Marc Madiot de me laisser faire ces trois semaines de course. » « Au départ de Lecce, j’imaginais faire une ou deux étapes à fond et finalement, je me suis laissé piquer au jeu. En trois semaines, j’ai la sensation d’avoir pris de la caisse, beaucoup d’assurance. J’ai gagné l’estime de mes équipiers, de mes patrons aussi, je pense les avoir étonnés. Bref, j’ai bien travaillé même si je n’en ai pas trop fait parce que le Tour de France reste ma priorité. » De retour à Mantes-la-Ville, Sandy a privilégié la récupération. « Avant le Tour, j’ai plusieurs échéances : la Classique des Alpes que je vais faire à fond, le Tour de Suisse juste pour m’entraîner et que je ne finirai pas et puis le championnat de France, même si je n’aime pas bien le circuit de Plumelec. » Aucun Français n’est parvenu à s’imposer dans la Classique des Alpes, disputée dans le massif de la Chartreuse, depuis Laurent Jalabert en 1998.
La Classique des Alpes arrive à un moment-clé de la préparation du Tour de France : elle réunit aujourd’hui ceux qui se proposent ensuite de s’affûter dans le Critérium du Dauphiné-Libéré et ceux qui, aguerris au Tour d’Italie, comptent en profiter pour ajouter une belle ligne à leur palmarès. Troisième du dernier Giro, l’Ukrainien Jaroslav Popovych sera le favori logique de l’épreuve en l’absence du dernier vainqueur, le Colombien Santiago Botero. Il fera face notamment à l’ancien lauréat de cette classique, le Basque Iban Mayo (Euskaltel), au dernier vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, l’Américain Tyler Hamilton, à l’Espagnol Francisco Mancebo (Ibanesto.com) et à une pléiade de Français : Richard Virenque (Quick Step), Miguel Martinez (Phonak), Patrice Halgand (Jean Delatour), Laurent Brochard...