« Le Hamas va se tenir aux côtés du peuple palestinien, avec les armes, et ne permettra à personne de renoncer à une parcelle de notre terre », a toutefois affirmé Abdelaziz al-Rantissi, l’un des principaux dirigeants du mouvement. « Nous poursuivrons la résistance à l’occupation (israélienne) aussi longtemps que celle-ci durera ici », a, de son côté, déclaré Mohammed al-Hindi, le principal leader du Jihad islamique dans la bande de Gaza.
Le Hamas (Mouvement de la résistance islamique), dont la popularité est en hausse dans les Territoires, et le Jihad islamique sont responsables de la plupart des attentats-suicide en territoire israélien. M. Hindi a aussi qualifié d’« offre gratuite » la volonté de M. Abbas de « démilitariser » l’intifada, déclenchée fin septembre 2000.
Déjà avant son investiture, le 29 avril, par le Parlement palestinien, M. Abbas avait vainement tenté pendant plusieurs mois au Caire, sous les auspices des autorités égyptiennes, de convaincre 12 factions armées palestiniennes de suspendre pendant un an les attentats anti-israéliens. Ces derniers jours, il a eu des entretiens avec le Hamas et s’est dit persuadé que ce mouvement annoncerait bientôt une trêve. Pour sa part, le Hamas, où plusieurs courants coexistent, avait indiqué ces derniers jours qu’un cessez-le-feu était envisageable, mais à condition qu’Israël cesse son « agression », sous toutes ses formes, contre les Palestiniens.
FPLP
Le Hamas et le Jihad islamique s’étaient déjà opposés aux accords d’Oslo de 1993 sur l’autonomie palestinienne, qui étaient censés déboucher sur la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël.
Ces deux mouvements intégristes prônent un État palestinien « de la mer au fleuve », c’est-à-dire de la Méditerranée au Jourdain, ce qui suppose la disparition de l’État d’Israël.
Par ailleurs, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un petit mouvement laïc et radical d’inspiration marxiste qui est membre de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) de Yasser Arafat, a, lui aussi, indiqué qu’il refusait de déposer les armes.
« Nous voulons insister sur le fait que la résistance et l’intifada vont continuer et nous allons en informer officiellement Abou Mazen », a affirmé Jamil Majdalani, l’un de ses responsables dans la bande de Gaza.


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