L’euro a reculé face au dollar hier sur des marchés des changes dominés par la probable baisse des taux d’intérêt de la BCE aujourd’hui, qui devrait encourager la croissance mais réduire l’écart entre son loyer et celui du billet vert en faveur de ce dernier. Et malgré l’incertitude qui plane sur l’ampleur de cette baisse, les opérateurs ont estimé devoir anticiper ce développement, cela d’autant que les nouvelles en provenance des États-Unis confirmaient le renforcement de la reprise de leur économie. À cet égard, les investisseurs ont été rassurés par la hausse plus forte que prévu de l’indice composite d’activité établi par le groupement national des directeurs d’achat des entreprises du secteur des services (ISM) à 54,5 points, au lieu de 52 points, en mai contre 50,7 points en avril. Surtout qu’un niveau supérieur à 50 points de cet indice signale une augmentation de l’activité dans le secteur des services qui représente à lui seul les 4/5es de l’économie US. Ce sentiment a été renforcé ensuite par la révision à la hausse de la productivité US au 1er trimestre de 1,6 % à 1,9 % contre 0,7 % au 4e trimestre 2002 en raison de la hausse de la productivité industrielle de 1,9 % contre une baisse de 0,5 % pendant la même période. En revanche, les statistiques en provenance de la zone euro ont été moins convaincantes, l’indice des directeurs d’achat dans le secteur des services dans cette zone s’étant maintenu au-dessous du seuil des 50 points en mai à 47,9 points contre 47,7 points en avril. Les disparités entre ces deux secteurs de part et d’autre de l’Atlantique ont donc œuvré hier en faveur du dollar. Quant au sterling, il a continué à présenter des signes de fermeté, les marchés misant sur un statu quo monétaire de la Banque d’Angleterre aujourd’hui. C’est dans ce contexte que le dollar a dû achever la journée d’hier à New York sur un ton mitigé à 1,1675 pour un euro contre 1,1745 la veille, à 1,3165 FS contre 1,3105 mais à 1,6315 pour un sterling contre 1,6280 et à 118,80 yens contre 119,20. En Bourse, les marchés américains sont restés ancrés dans le vert, grâce à la publication de bons chiffres sur le secteur des services et de la productivité aux États-Unis. De plus, l’annonce par Hewlett-Packard d’un contrat d’infogérance de 5 ans avec Ericsson et l’acquisition par Palm de son concurrent d’ordinateurs de poche Handspring ont soutenu le secteur de la haute technologie. Finalement, Wall Street a gagné 1,3 % à 9 038,98 points et le Nasdaq 1,94 % à 1 634,65 points. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient également clôturé sur un ton ferme, soutenues par de bons chiffres US et par la baisse attendue des taux d’intérêt de la BCE. En effet, l’Extra Dax s’est adjugé en hausse de 1,76 % à 3 080,02 points, le CAC 40 de 0,8 % à 3 063,85 points et le Footsie de 0,26 % à 4 126,60 points.
À Beyrouth, le dollar est resté recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL dans un marché équilibré de lui-même en présence d’une contrepartie valable à la vente à ce niveau. Mais après le maintien par celle-ci de sa fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513,50 et 1 514 LL dans les échanges interbancaires. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 5 020 actions B de Solidere de 4 7/8 à 5 $ et le maintien de 17 215 actions A de la même société à 4 7/8 $, dans un marché creux sur le restant de la cote.
Élie KAHWAGI
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