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ŒNOLOGIE «Villa des mystères» vin de Pompéi

Couleur rubis, un peu épais, mais rond en bouche et légèrement fruité: deux millénaires après l’éruption du Vésuve, le vignoble de la «Villa des mystères» a redonné à Pompéi son vin d’antan.

Un programme de recherche, confié en 1996 à l’entreprise vinicole Mastroberardino, qui produit depuis des siècles du vin dans la région de Naples (sud de l’Italie), a permis de replanter un hectare à l’intérieur du site, non loin du grand amphithéâtre de Pompéi.
Six ans après, la première vendange a donné 1 721 bouteilles.
« In vino veritas », dit l’adage attribué à Pline l’Ancien, mort à Pompéi pendant l’éruption.
Pour les œnologues, le vin de la «Villa des mystères» est «complexe, ample et intense. Il dure en bouche et a des notes épicées».
Mais, malgré ses 13,5 degrés, il a été élaboré pour les palais d’aujourd’hui et est loin d’offrir le goût originel. Six bouteilles ont été réservées au président de la République italienne Carlo Azeglio Ciampi. Les autres seront mises en vente le 29 avril lors d’enchères à Rome. Les bénéfices attendus devraient permettre de financer la restauration des anciennes caves de Pompéi, où les Romains conservaient le précieux nectar dans des jarres en terre cuite, enfouies dans la terre.

Pline l’Ancien, l’inspiration
Pour produire le vin de la «Villa des mystères», archéologues et vignerons ont étudié des ceps retrouvés sous les cendres de l’éruption de 79 après J-C et les fresques de Pompéi.
« Nous avons utilisé des techniques différentes, mais nous avons conservé la même technologie que celle des Pompéens avant l’éruption », a déclaré Pier Giovanni Guzzo, surintendant du site de Pompéi.
«Si je devais retenir une source de notre inspiration, je citerais Pline l’Ancien», a pour sa part déclaré à l’AFP Piero Mastroberardino.
Les descriptions données par le célèbre auteur romain sur le vin et la viniculture dans son Histoire naturelle ont été précieuses pour les chercheurs qui tentaient de reproduire les traditions romaines.
Les deux cépages de la vendange 2001, Piedirosso et Sciascinoso (aussi connu sous le nom de Olivella), sont les mêmes que ceux qu’utilisaient les Romains il y a deux siècles. Pourtant, les techniques de vinification et la saveur du vin ont changé, car les ceps retrouvés sous les cendres du Vésuve n’ont pas pu être réutilisés. La hausse des températures due au réchauffement de la planète les a fait exploser.
De toute façon, personne n’aurait apprécié le liquide âpre que buvaient les habitants de Pompéi dans les 200 bars à vin que comptait la ville. Un vin qu’eux-mêmes devaient couper avec de l’eau de mer pour le rendre buvable, selon les récits de l’époque.
Couleur rubis, un peu épais, mais rond en bouche et légèrement fruité: deux millénaires après l’éruption du Vésuve, le vignoble de la «Villa des mystères» a redonné à Pompéi son vin d’antan.Un programme de recherche, confié en 1996 à l’entreprise vinicole Mastroberardino, qui produit depuis des siècles du vin dans la région de Naples (sud de l’Italie), a permis de replanter un hectare à l’intérieur du site, non loin du grand amphithéâtre de Pompéi.Six ans après, la première vendange a donné 1 721 bouteilles.« In vino veritas », dit l’adage attribué à Pline l’Ancien, mort à Pompéi pendant l’éruption.Pour les œnologues, le vin de la «Villa des mystères» est «complexe, ample et intense. Il dure en bouche et a des notes épicées».Mais, malgré ses 13,5 degrés, il a été élaboré pour...