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Bush pour une alliance avec l’Europe, mais selon ses propres termes

Le président Bush a affirmé samedi qu’il souhaitait une alliance solide avec l’Europe qu’il a toutefois appelée à suivre ses préceptes pour lutter contre le terrorisme, la famine, la pauvreté et le sida.
Dans la cour du château médiéval de Wawel, au centre de Cracovie, le président américain a déclaré : « L’Amérique et les pays européens doivent faire face à la menace du terrorisme mondial. Chaque nation a été confrontée à des choix difficiles sur l’utilisation de la force pour préserver la paix. Nous avons vu l’unité et la recherche de buts communs, nous avons aussi vu des débats, certains sains et d’autres porteurs de divisions. »
La décision de choisir la Pologne pour ce discours n’est pas innocente. Varsovie s’est fidèlement alignée sur les positions américaines face à l’Irak et M. Bush en a chaudement remercié son homologue polonais Aleksander Kwasniewski.
Le président américain a rappelé que l’objectif des États-Unis d’inclure les anciens pays du bloc soviétique dans l’Otan avait été atteint et qu’ils souhaitaient désormais « une alliance transatlantique forte » avec une Otan capable d’agir « au-delà des frontières de l’Europe ».
« Ce n’est pas le moment d’encourager les divisions dans une grande alliance », a affirmé M. Bush, estimant que l’union était nécessaire pour faire face au terrorisme et pour faire avancer la cause de la paix dans le monde.
Mais il a aussi réservé quelques piques à ses alliés européens, notamment sur les thèmes de l’aide au développement et de la lutte contre le sida et la famine.
Il a répété que l’Union européenne devait lever son moratoire sur les aliments comprenant des organismes génétiquement modifiés (OGM).
« J’espère que les gouvernements européens vont reconsidérer les politiques qui découragent les fermiers dans les pays en développement d’utiliser des biotechnologies sûres pour se nourrir », a-t-il lancé.
Même attitude sur le sida, où il appelé les pays européens à suivre l’exemple du fonds de 15 milliards de dollars pour lutter contre cette maladie qu’il vient de créer.
M. Bush a également enjoint les pays européens d’adopter « les mêmes normes » que les États-Unis pour la distribution de leur aide au développement pour qu’elle ne profite pas à des « élites corrompues ».
Mais le président américain a aussi tendu la main à ses alliés européens : « Pour atteindre ces buts de sécurité, de paix et d’espoir pour le monde en développement, nous souhaitons, nous avons besoin de l’aide, des conseils et de la sagesse de nos amis et alliés européens », a affirmé M. Bush pour qui « de nouvelles rivalités ne doivent pas saper les principes et les obligations que nous partageons ».
Le président Bush a affirmé samedi qu’il souhaitait une alliance solide avec l’Europe qu’il a toutefois appelée à suivre ses préceptes pour lutter contre le terrorisme, la famine, la pauvreté et le sida.Dans la cour du château médiéval de Wawel, au centre de Cracovie, le président américain a déclaré : « L’Amérique et les pays européens doivent faire face à la menace du terrorisme mondial. Chaque nation a été confrontée à des choix difficiles sur l’utilisation de la force pour préserver la paix. Nous avons vu l’unité et la recherche de buts communs, nous avons aussi vu des débats, certains sains et d’autres porteurs de divisions. »La décision de choisir la Pologne pour ce discours n’est pas innocente. Varsovie s’est fidèlement alignée sur les positions américaines face à l’Irak et M. Bush...