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Washington et Paris désignés comme responsables de la dégradation des relations transatlantiques(photos)

Le président français Jacques Chirac « ne sera peut-être jamais invité à nouveau à la Maison-Blanche », estime l’IISS dans son rapport 2002/2003. Il renvoie dos à dos Washington et Paris, les rendant également responsables de la dégradation du dialogue transatlantique et des dommages causés aux Nations unies, à l’Union européenne et à l’Otan. La guerre en Irak et les querelles diplomatiques qui l’ont précédée ont « clairement nui au statut mondial des États-Unis, de nombreux alliés et partenaires des États-Unis (...) percevant le leadership américain comme dangereusement arrogant », souligne le rapport. Mais, ajoute-t-il, la politique de Paris sur l’Irak était surtout caractérisée par une « opposition têtue à l’obstination américaine, ou de façon plus générale, à l’hégémonie américaine ». « Ce n’est pas nouveau, affirme l’IISS. Pendant la guerre froide, la France était sortie du commandement militaire intégré de l’Otan et, dans les années 90, les responsables français ont explicitement cherché à renforcer l’Union européenne pour créer un monde multipolaire destiné à contenir l’hyperpuissance américaine. » « Mais en plus de l’hostilité de la France à un monde unipolaire, il y avait de la part de Paris la conviction qu’une invasion de l’Irak aurait des conséquences extrêmement négatives pour ce pays, pour le Proche/Moyen-Orient et la France elle-même », explique le prestigieux centre d’études britannique. « Contrairement à certains proches du président américain George Bush, le gouvernement français ne croit pas que l’Irak a eu de forts liens opérationnels avec le réseau terroriste el-Qaëda », note l’IISS. « Au contraire, Paris pense que l’invasion de l’Irak encouragera des cellules d’el-Qaëda partout en Europe à réaliser d’autres actes terroristes et à accélérer le recrutement. » La France, remarque l’IISS, « est aussi extrêmement sceptique sur les plans optimistes des États-Unis pour imposer ordre et démocratie en Irak après la défaite de Saddam Hussein, et craint que l’élimination des dirigeants irakiens ne conduise pas à la démocratie mais au chaos ». Selon l’IISS, la menace brandie par la France de faire usage de son droit de veto aux Nations unies – au moment où « la plus grande partie du monde » s’opposait à la guerre – s’explique par le fait qu’elle « ne voulait pas transformer le Conseil de sécurité en une chambre d’enregistrement de la politique américaine ».
Le président français Jacques Chirac « ne sera peut-être jamais invité à nouveau à la Maison-Blanche », estime l’IISS dans son rapport 2002/2003. Il renvoie dos à dos Washington et Paris, les rendant également responsables de la dégradation du dialogue transatlantique et des dommages causés aux Nations unies, à l’Union européenne et à l’Otan. La guerre en Irak et les querelles diplomatiques qui l’ont précédée ont « clairement nui au statut mondial des États-Unis, de nombreux alliés et partenaires des États-Unis (...) percevant le leadership américain comme dangereusement arrogant », souligne le rapport. Mais, ajoute-t-il, la politique de Paris sur l’Irak était surtout caractérisée par une « opposition têtue à l’obstination américaine, ou de façon plus générale, à l’hégémonie américaine...