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Défense antimissile Première session à Moscou du Conseil Otan-Russie

Moscou et l’Alliance atlantique se sont félicités hier des progrès dans leur coopération, notamment dans le domaine de la défense antimissile de théâtre, à l’occasion de la première session à Moscou du Conseil Otan-Russie. « Nous avons réalisé des progrès substantiels dans la coopération pratique dans les secteurs définis à Rome », lors de la création du Conseil le 28 mai 2002, a déclaré devant la presse le secrétaire général de l’Alliance atlantique George Robertson. Il a notamment mis l’accent sur les progrès enregistrés dans le domaine de la défense antimissile de théâtre, « une question qui était considérée il y a encore un an et demi comme l’une des plus porteuses de divisions ». Notamment après la décision des États-Unis, condamnée par Moscou, d’abandonner le traité antimissile ABM pour se doter d’un bouclier global contre des frappes balistiques. Cette question est devenue selon M. Robertson « le vaisseau amiral » du Conseil Otan-Russie, avec la prise en compte des propositions américaine, russe et de pays européens dans le domaine de la protection contre les missiles de courte portée. Un groupe de travail au sein du Conseil est engagé dans la définition des menaces et l’évaluation des moyens pour y faire face, notamment avec une étude sur l’interopérabilité des systèmes respectifs de défense antimissile. « L’essentiel est que cette coopération réponde aux intérêts des pays membres de l’Otan et de la Russie », a remarqué à cet égard le ministre russe de la Défense Sergueï Ivanov, au cours d’un point de presse avec M. Robertson. Le Conseil, dont un groupe de travail a déjà adopté des procédures de coopération pour le sauvetage en mer des équipages de sous-marins, travaille aussi notamment sur la lutte contre le terrorisme, la coopération dans les opérations de maintien de la paix et la prolifération des armes de destruction massive. Pour le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov, qui a ouvert la réunion aux côtés de M. Robertson, cette session « est une nouvelle preuve de notre volonté d’affronter les menaces ensemble ». La partie russe a notamment mis l’accent sur l’Afghanistan, où la « situation est loin d’être idéale et où il existe une tendance négative à son aggravation », a remarqué le ministre russe de la Défense. Il a relevé avec satisfaction « la décision de l’Otan d’assumer à l’avenir l’essentiel de l’opération de maintien de la paix dans ce pays ». Mais si la Russie ne voit pas d’un mauvais œil l’implication de l’Otan dans un pays dont la situation menace la stabilité de sa sphère d’influence en Asie centrale, elle n’est pas prête en revanche à approuver un rôle de l’Alliance en Irak, comme le souhaiteraient les États-Unis, a indiqué un diplomate ayant assisté à la session du Conseil. La tenue à Moscou du Conseil Otan-Russie n’en marque pas moins une étape significative dans le développement des relations entre les deux parties, après des années marquées par une méfiance réciproque, notamment avec l’élargissement de l’Otan à des pays d’Europe centrale et orientale.
Moscou et l’Alliance atlantique se sont félicités hier des progrès dans leur coopération, notamment dans le domaine de la défense antimissile de théâtre, à l’occasion de la première session à Moscou du Conseil Otan-Russie. « Nous avons réalisé des progrès substantiels dans la coopération pratique dans les secteurs définis à Rome », lors de la création du Conseil le 28 mai 2002, a déclaré devant la presse le secrétaire général de l’Alliance atlantique George Robertson. Il a notamment mis l’accent sur les progrès enregistrés dans le domaine de la défense antimissile de théâtre, « une question qui était considérée il y a encore un an et demi comme l’une des plus porteuses de divisions ». Notamment après la décision des États-Unis, condamnée par Moscou, d’abandonner le traité antimissile ABM...