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L’armée israélienne interdit l’accès de certaines zones de Gaza aux étrangers

L’organisation Amnesty international a accusé hier Israël de tenter d’empêcher toute surveillance étrangère de son armée, après l’opération menée dans la journée par ses troupes contre les bureaux d’une association de militants propalestiniens étrangers. Amesty a aussi fait part de son inquiétude face à cette nouvelle politique, qui conduira, selon elle, à « davantage de morts à Gaza ». L’armée israélienne interdit depuis hier matin à des ressortissants étrangers entrant dans la bande de Gaza de pénétrer dans des « zones militaires fermées » et décline par avance toute responsabilité pour leur sécurité, selon un document qu’elle distribue à l’entrée du territoire. Les étrangers sont obligés de signer un formulaire dans lequel ils s’engagent à ne pas pénétrer dans les secteurs « bordant la frontière égyptienne, les zones proches des implantations et des routes qui y mènent, toutes considérées comme zones militaires fermées ». « L’armée israélienne n’accepte aucune responsabilité en cas de mort, de blessure ou de dommage matériel liés à des activités militaires », poursuit ce document. « Cette procédure intervient après les récents événements durant lesquels des ressortissants étrangers ont profité de leur statut pour commettre des attaques terroristes », a précisé l’armée dans un communiqué. Ces restrictions viseront aussi les personnes « dont le but est de perturber les opérations de l’armée », précisant que ces personnes « s’exposaient et exposaient les soldats au danger ». Cette mesure est devenue effective jeudi dernier quelques jours après qu’un journaliste britannique indépendant eut été tué par des balles de soldats israéliens alors que son équipe filmait la démolition d’une maison à Rafah dans le sud de la bande de Gaza. Cette mesure, qui concerne au premier chef les organisations non gouvernementales (ONG), a été vivement dénoncée par les organisations humanitaires Médecins sans frontières et Médecins du monde. Les délégués de ces deux organismes ont déclaré qu’il était hors de question que leurs membres signent un tel document, qui les empêcherait de travailler dans les zones dites « militaires fermées », comme le secteur de Rafah (sud du territoire) où leur aide médicale est la plus nécessaire. Pour sa part, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a quant à lui indiqué avoir obtenu l’assurance que cette consigne ne s’appliquait pas à ses équipes, mais uniquement à des ONG.
L’organisation Amnesty international a accusé hier Israël de tenter d’empêcher toute surveillance étrangère de son armée, après l’opération menée dans la journée par ses troupes contre les bureaux d’une association de militants propalestiniens étrangers. Amesty a aussi fait part de son inquiétude face à cette nouvelle politique, qui conduira, selon elle, à « davantage de morts à Gaza ». L’armée israélienne interdit depuis hier matin à des ressortissants étrangers entrant dans la bande de Gaza de pénétrer dans des « zones militaires fermées » et décline par avance toute responsabilité pour leur sécurité, selon un document qu’elle distribue à l’entrée du territoire. Les étrangers sont obligés de signer un formulaire dans lequel ils s’engagent à ne pas pénétrer dans les secteurs «...