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À quelle tête se vouer ?(photos)

Longs, mi-longs ou carrément courts? Le choix revient certes à la femme elle-même. Mais en aucun cas il ne doit être aveugle. La mode actuelle offre une large gamme de possibilités et la coloration une infinie palette de nuances. L’essentiel c’est de refuser l’uniformité, même si la mode est tentatrice, pour choisir parmi toutes les propositions celle qui convient le mieux à sa morphologie... Même si les coiffures actuelles, théâtrales ou tentatrices, promettent par leur exubérance de ne pas passer inaperçues, elles peuvent parfois trahir amèremet celles qui se laissent prendre. Par contre, une coiffure bien choisie, qui emboîte le pas à la mode, devient la plus irremplaçable des complices. Frondeuse et astucieuse, elle estompe les points faibles en exaltant les atouts du visage... Un look grunge effilé à la lame exige une personnalité aux antipodes avec une chevelure aux mouvements souples et plats, coiffant une dame aux us conventionnels. Il en est de même pour la coupe trop sérieuse, classique et ultraplate, qui soulignera la tendance à l’insignifiance de la dame couleur muraille qui l’étrenne. À l’opposé, une coupe franche aux allures pures dynamise l’expression d’un visage un peu statique. À savoir plus – Les côtés coupés en biseau créent un volume naturel flatteur, qu’on replace facilement d’un simple mouvement de la main... – La frange qui part du sommet du crâne, donnant l’impression d’être découpée dans la masse, souligne les traits du visage, donnant à l’ensemble un air juvénile. – Les mèches larges, un peu rétro, sur cheveux à larges ondulations, obtenues grâce à de gros rouleaux posés sur le dessus de la tête, puis retravaillées au peigne enduit de gel, pour donner un effet de boucles «romantisent» un visage trop anguleux ou une expression austère. – Le chignon bouclé réalisé haut, créant un effet volume à l’arrière du crâne, affine un visage en l’allongeant à condition que le nez ne soit pas trop long ou trop volumineux. – La coiffure «à la Bardot» longs cheveux, à balayage fondu très naturel, quoique un peu rétro, continue à faire des adeptes. Le meilleur effet est obtenu sur un fondu très naturel, dans la palette de marron glacé, bronze et blond vénitien. L’ondulation se doit d’être souple, obtenue par gros rouleaux. Le dessus de la tête et les mèches autour du visage doivent être lisses, le tout brossé à la brosse plate. CHEVEUX La recette au gingembre Pour dynamiser une chevelure et tonifier le cuir chevelu, Alain Divert, un des «grands» des soins capillaires, propose la lotion «au gingembre». Des racines de gingembre frais sont passées au mélangeur (mixer). On ajoute sur la mixture obtenue quelques gouttes d’huiles essentielles. La pâte obtenue est appliquée en cataplasme sur toute la chevelure. On laisse en place une vingtaine de minutes, on rince et on procède au shampooing habituel, en massant longuement les racines. Les cheveux gagnent du volume et la fibre capillaire est bien lissée et revitalisée. À conseiller: une fois tous les 20 jours. Pour les cheveux abîmés, Rodolphe, un «des grands» coiffeurs de Paris, réclame trois heures de soins avec son «Parcours santé complet»: diagnostic, réflexothérapie, couleur. Parallèlement, une série de «soins seuls» répond à des problèmes individuels. Pour les cheveux: brillance, souplesse, volume à l’aide d’un Tonic Plus. Des produits spécifiques, des massages sous vapeur, des crèmes aux herbes, un masque aux algues, des huiles fortifiantes et des bains de vapeur d’ozone permettent de répondre à chaque cas. Il semble que le bénéfice apparent est immédiat. L’institut Lancôme (Paris) inaugure cette saison un style de soins révolutionnaire: la pause détente: cela commence par un examen diagnostic puis 30 minutes de massage du cuir chevelu, des muscles trapèzes et du dos. Dernière étape: l’application du Nutri-sérum sur tout le cuir chevelu. Comme on le constate, une ère nouvelle s’ouvre autant pour les hommes que pour les femmes. Le parcours beauté-forme ne connaît pas de sexe. C’est peut-être là une des acquisitions majeures de la réconciliation de l’être humain avec sa matière hélas si périssable... TRÉSORS INCONNUS Les anciens châles du Cachemire Il a fallu une petite exposition, quasi confidentielle, tenue à la fin de 1996 dans une boutique parisienne, pour qu’on redécouvre en Occident un véritable trésor extrême-oriental: l’ancien châle. Et plus particulièrement «les indiennes» du XVIIIe siècle imprimées à la planche de bois, en Inde. Jadis, au Cachemire, surnommé par l’empereur moghol «le paradis de l’Inde», les marchands, à des dates fixes, apportaient des baluchons remplis de ces châles trésors à l’intention des femmes de la noblesse. Aucun de ces textiles n’était à vendre. Ils étaient volontairement «cédés» contre des faveurs ou des services quémandés aux seigneurs puissants. Les marchands s’installaient dans les demeures seigneuriales, en s’asseyant par terre, et faisaient surgir ces trésors de leurs baluchons... Vingt-huit mille tisserands au Cachemire, au XIXe siècle, alimentaient les armoires seigneuriales de merveilleux ouvrages d’une infinie délicatesse. C’est à cette époque que le filon a été découvert par l’Occident, et plus particulièrement en Europe. Joséphine de Beauharnais fut une des plus ferventes admiratrices de ces étoffes. Sa collection personnelle comptait plus de soixante «schalls» d’une infinie délicatesse, qui faisaient l’admiration de son entourage... Les manufactures occidentales et en particulier celles de France et de Grande-Bretagne, après l’avènement du métier à tisser Jacquard mécanique, se sont mises à concurrencer la production indienne. Surtout après la guerre franco-prussienne... La fin de cette mode entraîna au Cachemire une période de famine. Ateliers et artisans disparurent et avec eux des trésors de savoir-faire et le goût pour un très ancien métier transmis d’une génération à l’autre... Aujourd’hui, à peine quelques rares artisans continuent à produire des étoles légères en laine pashmina (duvet de chèvre «hireus», vivant sur les hauts plateaux de l’Himalaya). C’est l’épouse italienne d’un Indien du Cachemire, Rosenda Ancioni Meer, qui, éblouie par la technique artisanale de la région, tente de revitaliser ce précieux artisanat. C’est elle qui a eu l’idée de réaliser des châles exclusifs, inspirés de motifs ancestraux, qui connaissent actuellement un franc succès en Europe... Sa démarche revitalise un art séculaire et offre une solution à de nombreux problèmes vitaux de la région... L’Occident remet au goût du jour les châles du Cachemire que Napoléon, contrairement à sa femme, détestait, car en glissant le châle dénudait les superbes épaules de son épouse. Vogues florales Les fleurs aussi connaissent des modes... Les vogues imposent leurs favorites et banissent des vases celles qui cessent de régner... Une des dernières modes étrangères serait le retour en faveur des... chrysanthèmes. Fleur confinée au rôle d’accompagnatrice dans cette partie du monde, elle est cette année la vedette aux États-Unis où les fleuristes s’efforcent à l’accompagner de partenaires inattendus. Sous le mot d’ordre «luminosité et chrysanthèmes», fleuristes et jardiniers tentent de trouver des idées neuves pour les mettre en application. – Pluie de gouttes d’or Dans un vase à pied, garni de baies jaunes et de pétales rouges, sont placés des chrysanthèmes jaunes, mêlés à des papyrus et des branchages. – Jeu de matières Entremêlés à des têtes d’hortensia, des fruits verts, des lotus, des lauriers et des roses jaunes, entourés de feuillages de chêne, trois gros chrysanthèmes s’épanouissent dans un récipient plat. – Feuilles de chêne et feuillages verts autour de quatre chrysanthèmes posés au centre d’un panier. Au centre de feuilles géantes de bananier dans une corbeille plate, un bouquet de chrysanthèmes près d’un bouquet de roses rouges. RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
Longs, mi-longs ou carrément courts? Le choix revient certes à la femme elle-même. Mais en aucun cas il ne doit être aveugle. La mode actuelle offre une large gamme de possibilités et la coloration une infinie palette de nuances. L’essentiel c’est de refuser l’uniformité, même si la mode est tentatrice, pour choisir parmi toutes les propositions celle qui convient le mieux à sa morphologie... Même si les coiffures actuelles, théâtrales ou tentatrices, promettent par leur exubérance de ne pas passer inaperçues, elles peuvent parfois trahir amèremet celles qui se laissent prendre. Par contre, une coiffure bien choisie, qui emboîte le pas à la mode, devient la plus irremplaçable des complices. Frondeuse et astucieuse, elle estompe les points faibles en exaltant les atouts du visage... Un look grunge effilé à la lame...