Environnement Boueiz pour un ministère actif et non plus consultatif
le 06 mai 2003 à 00h00
Lors du lancement du projet de développement du département de sensibilisation au ministère de l’Environnement, Farès Boueiz, le nouveau ministre, a défini sa priorité en matière de lutte écologique : doter le ministère d’un cadre juridique qui lui confère des prérogatives supplémentaires et une force d’action sur le terrain. « Le ministère ne peut pas assumer sa responsabilité dans la protection de l’environnement si les lois actuelles, qui en font une institution à caractère consultatif, restent inchangées,», a-t-il considéré, lors de la conférence de presse qui a eu lieu hier à l’hôtel Crown Plaza, en présence, notamment, du représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Liban, Yves de San, et du représentant de l’Union europénne Patrick Renauld. Ces deux organisations internationales cofinancent ce projet, qui est réalisé par le ministère. Affirmant que de nouvelles lois permettraient au ministère de mieux contrôler la situation environnementale, M. Boueiz a ajouté qu’elles « assureraient une meilleure application des conventions internationales ratifiées par le Liban. » À ce propos, M. Boueiz a assuré que « le Liban se conforme aux recommandations de la déclaration du second Sommet de la Terre » qui s’est déroulé à Johannesburg en septembre 2002. M. Boueiz a également rappelé que « le code de l’environnement n° 444 a été adopté l’année dernière », mais qu’il attend toujours les décrets d’application. Par ailleurs, le nouveau ministre a beaucoup insisté sur la collaboration entre secteurs public et privé, et sur l’importance des associations écologiques, qui ne sont pas moins de 186 ONG sur tout le territoire. « Mais, a-t-il constaté, même si ce phénomène a des aspects très positifs puisqu’il dénote une sensibilisation écologique poussée, ces avantages pourraient s’estomper si ces associations continuent de travailler sans aucune collaboration, ni programme de travail commun, ni supervision. » Il a annoncé que des réunions régulières entre le ministère et les associations seront organisées. Pour sa part, Antoine Ghorayeb, directeur du département de sensibilisation, a déclaré que « l’éveil écologique ne devient efficace que quand il se transforme en un mode de vie. » Par ailleurs, M. Boueiz a discuté avec M. De San du partenariat entre son ministère et le Pnud, en présence du directeur général Berge Hatjian, et de la directrice de la section environnementale du Pnud, Dima Khatib. M. De San a assuré que « les Nations unies sont prêtes à mettre au point des projets à caractère écologique, conformément aux priorités du ministère ». M. Boueiz a également reçu la visite d’une délégation du Parti syrien national social (PSNS).
Lors du lancement du projet de développement du département de sensibilisation au ministère de l’Environnement, Farès Boueiz, le nouveau ministre, a défini sa priorité en matière de lutte écologique : doter le ministère d’un cadre juridique qui lui confère des prérogatives supplémentaires et une force d’action sur le terrain. « Le ministère ne peut pas assumer sa responsabilité dans la protection de l’environnement si les lois actuelles, qui en font une institution à caractère consultatif, restent inchangées,», a-t-il considéré, lors de la conférence de presse qui a eu lieu hier à l’hôtel Crown Plaza, en présence, notamment, du représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Liban, Yves de San, et du représentant de l’Union europénne Patrick Renauld. Ces deux...
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