Le Hamas, le Jihad et le FPLP-CG rejettent les pressions US
le 05 mai 2003 à 00h00
L’organisation extrémiste palestinienne Hamas, dont Washington réclame la fermeture des bureaux à Damas, a rejeté les pressions américaines et assuré que son combat contre Israël continuerait. Un haut responsable du mouvement palestinien, s’exprimant au Liban, a démenti que quoi que ce soit ait changé en Syrie pour son organisation. « Les Américains savent bien que notre présence découle de la présence palestinienne en Syrie et au Liban et qu’elle n’est pas volontaire. Elle est contrainte, en raison de l’occupation de nos terres et de l’expulsion de Palestiniens (au moment de la création d’Israël) », a expliqué ce haut responsable, Oussama Hamdan. En Syrie, plusieurs factions palestiniennes ont déclaré que tout continuait comme auparavant pour leurs représentations à Damas, au lendemain des demandes formulées par Powell. « Ce n’est que du baratin. Une tempête dans un verre d’eau, parce que nous sommes simplement des bureaux de presse », a déclaré Abou Djihad Talaat, du Jihad islamique. « La position du président syrien Bachar el-Assad est très claire pour ce qui est des droits des Palestiniens ». Le Jihad islamique, qui a revendiqué de nombreux attentats-suicide contre des objectifs israéliens depuis le début de la seconde intifada, assure que son bureau de Damas ne joue strictement aucun rôle dans la préparation de telles opérations. Après un entretien avec Assad samedi, Colin Powell avait déclaré que la Syrie avait arrêté des mesures pour limiter la présence de certaines organisations palestiniennes, en procédant à des « fermetures ». Les autorités syriennes n’ont fait aucune déclaration à ce sujet, mais Damas affirme de longue date que les bureaux palestiniens sur son territoire ne sont que des organes de propagande. « Je ne suis au courant d’aucune organisation à laquelle on ait demandé de fermer ses bureaux, mais peut-être certains groupes ayant de nombreux bureaux pourraient-ils se voir demander d’en réduire le nombre, tout cela au conditionnel », a déclaré un responsable palestinien, sous le sceau de l’anonymat. Marouan Abou Sami, membre de la représentation politique du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), assure que les groupes palestiniens n’ont reçu aucune consigne officielle de fermeture de bureaux. Lors d’une rencontre récente avec les organisations palestiniennes, le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh, « n’a pas parlé de la fermeture de bureaux et ne nous a pas conseillé de nous aligner sur (la politique de) l’Autorité palestinienne », a dit Abou Sami.
L’organisation extrémiste palestinienne Hamas, dont Washington réclame la fermeture des bureaux à Damas, a rejeté les pressions américaines et assuré que son combat contre Israël continuerait. Un haut responsable du mouvement palestinien, s’exprimant au Liban, a démenti que quoi que ce soit ait changé en Syrie pour son organisation. « Les Américains savent bien que notre présence découle de la présence palestinienne en Syrie et au Liban et qu’elle n’est pas volontaire. Elle est contrainte, en raison de l’occupation de nos terres et de l’expulsion de Palestiniens (au moment de la création d’Israël) », a expliqué ce haut responsable, Oussama Hamdan. En Syrie, plusieurs factions palestiniennes ont déclaré que tout continuait comme auparavant pour leurs représentations à Damas, au lendemain des demandes...
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