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CINÉMA À l’Élysée, un avant-goût de Cannes

Jacques Chirac s’est offert un avant-goût du Festival de Cannes en conviant à l’Élysée les représentants de la sélection française, une initiative sans précédent pour le chef de l’État, qui a réaffirmé à cette occasion sa volonté de « soutenir et défendre le 7e art ». En guise de répétition générale à la rituelle montée des marches du Palais des festivals, qui accueillera à partir du 14 mai la 56e Édition du festival international du film, les monstres sacrés du cinéma français – Philippe Noiret, Jean Rochefort, Edith Scob – et les nouveaux talents – Ludivine Sagnier, Helène de Fougerolles, Robinson Stevenin – se sont succédé sur le perron de l’Élysée. «Je veux profiter de l’occasion qui m’est offerte pour vous dire ma détermination et celle du gouvernement et du ministre à soutenir et à défendre le 7e art, élément essentiel de notre culture nationale et de notre rayonnement international», a déclaré Jacques Chirac aux côtés du ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon. Mesures de soutien au cinéma Le chef de l’État a confirmé que le gouvernement, critiqué pour sa politique envers les intermittents du spectacle, présenterait prochainement des mesures de soutien au cinéma. «À l’heure où, partout en Europe, les cinémas nationaux cherchent difficilement la voie d’un renouveau, la France a su maintenir un cinéma fort», a-t-il affirmé. «Il est une chance pour notre pays et nous avons le devoir impératif, tous ensemble, de tout faire pour en préserver la vitalité artistique et le dynamisme économique», a souligné le président de la République, en souhaitant que la présence des films français sur les écrans du monde soit mieux assurée. Jacques Chirac a adressé ses encouragements et ses vœux de succès aux réalisateurs et acteurs présents. Cinq films français sont en lice pour la Palme d’or: Les côtelettes de Bertrand Blier, avec Philippe Noiret, La petite Lili de Claude Miller, avec Jean-Pierre Marielle, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, Swimming Pool de François Ozon, Les égarés d’André Téchiné et Tiresia de Bertrand Bonello. Patrice Chéreau absent Le remake de Fanfan la Tulipe, incarné par Vincent Perez, réalisé par Gérard Krawczyk et produit par Luc Besson, était également à l’honneur. Ce film, classé hors compétition, ouvrira le Festival de Cannes. La réalisatrice Solveig Anspach, révélée par Haut les cœurs, était également présente avec l’actrice Élodie Bouchez pour son film Stormy Weather, présenté dans la sélection Un certain regard. Le président du jury, Patrice Chéreau, était absent mais le « juré » Jean Rochefort avait répondu à l’invitation. En vedettes américaines figuraient le député-maire de Cannes Bernard Brochand, le président du Festival de Cannes Gilles Jacob, Mélita Toscan du Plantier, la veuve du producteur Daniel Toscan du Plantier, Michel Denisot (Canal+), Marc Tessier, PDG de France Télévisions, et Jérôme Clément, PDG d’Arte.
Jacques Chirac s’est offert un avant-goût du Festival de Cannes en conviant à l’Élysée les représentants de la sélection française, une initiative sans précédent pour le chef de l’État, qui a réaffirmé à cette occasion sa volonté de « soutenir et défendre le 7e art ». En guise de répétition générale à la rituelle montée des marches du Palais des festivals, qui accueillera à partir du 14 mai la 56e Édition du festival international du film, les monstres sacrés du cinéma français – Philippe Noiret, Jean Rochefort, Edith Scob – et les nouveaux talents – Ludivine Sagnier, Helène de Fougerolles, Robinson Stevenin – se sont succédé sur le perron de l’Élysée. «Je veux profiter de l’occasion qui m’est offerte pour vous dire ma détermination et celle du gouvernement et du ministre à...