Rechercher
Rechercher

Actualités

Après la crise irakienne, Washington veut des assurances de la Turquie

Après la fin de la guerre en Irak, les États-Unis s’interrogent sur la politique étrangère d’Ankara et veulent obtenir des assurances que la Turquie restera un partenaire solide de Washington, a déclaré hier un parlementaire américain. « Il est juste de dire qu’il y a des points d’interrogation à Washington en ce qui concerne la direction que la Turquie a prise », a dit Robert Wexler, un représentant démocrate de Floride, lors d’une conférence de presse à Ankara. « Nous voulons être assurés que certains engagements restent valides et que les relations américano-turques sont toujours vues comme un partenariat stratégique pour lequel il vaut la peine de travailler », a ajouté M. Wexler. Il répondait à une question sur l’intensification récente par la Turquie de ses contacts avec la Syrie et l’Iran, deux pays avec lesquels Washington a des relations tendues. M. Wexler, qui dirige un groupe de travail sur la Turquie au Congrès américain, s’adressait à la presse après des entretiens avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le ministre des Affaires étrangères Abdullah Gul et des parlementaires turcs. Seul pays musulman membre de l’Otan, la Turquie est depuis des décennies un allié essentiel des États-Unis. Les relations entre Ankara et Washington ont traversé une période orageuse avant le déclenchement de la guerre en Irak, lorsque le Parlement turc a refusé d’autoriser le déploiement en Turquie de plusieurs dizaines de milliers de soldats américains qui devaient envahir l’Irak par le Nord. Les relations bilatérales ont aussi été éprouvées par les plans de la Turquie d’envoyer des troupes dans le nord de l’Irak sous contrôle kurde. Ankara n’a renoncé à son projet d’intervenir au Kurdistan irakien que sous une forte pression de Washington. M. Wexler a souligné qu’après ces tensions, Washington voulait des réponses à ses interrogations, laissant planer dans le cas contraire la menace d’une détérioration des relations bilatérales. « Bien qu’il y ait à Washington un engagement exceptionnel en faveur des relations américano-turques (...), aucune des deux parties ne doit considérer que l’autre lui est définitivement acquise », a souligné le parlementaire. Il s’est toutefois déclaré « optimiste » sur l’évolution des relations. Selon lui, MM. Erdogan et Gul ont réaffirmé au cours des discussions « qu’ils croient qu’il est dans l’intérêt de la Turquie de rester sur la voie qu’elle a suivie depuis de nombreuses années ».
Après la fin de la guerre en Irak, les États-Unis s’interrogent sur la politique étrangère d’Ankara et veulent obtenir des assurances que la Turquie restera un partenaire solide de Washington, a déclaré hier un parlementaire américain. « Il est juste de dire qu’il y a des points d’interrogation à Washington en ce qui concerne la direction que la Turquie a prise », a dit Robert Wexler, un représentant démocrate de Floride, lors d’une conférence de presse à Ankara. « Nous voulons être assurés que certains engagements restent valides et que les relations américano-turques sont toujours vues comme un partenariat stratégique pour lequel il vaut la peine de travailler », a ajouté M. Wexler. Il répondait à une question sur l’intensification récente par la Turquie de ses contacts avec la Syrie et l’Iran,...