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Propagation du virus : le Canada lutte de l’Atlantique au Pacifique

Appels à la population dans l’Ontario ou extension de la période d’isolement sur la côte Ouest : le Canada tente désespérément de contenir la propagation du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui semble pourtant gagner du terrain. Dans l’Ontario, province de loin la plus touchée, les autorités ont annoncé dimanche quatre cas supplémentaires, portant le total à 253, dont 14 morts. Le Canada, pays hors d’Asie le plus atteint, recensait vendredi 304 cas, selon le dernier bilan national devant être mis à jour à la fin du week-end pascal. La progression reste donc encore faible, mais les foyers potentiels d’infection se multiplient. À Toronto, capitale de l’Ontario, la maladie est longtemps restée circonscrite autour des patients et du personnel de deux hôpitaux, contaminés par les premiers cas : des proches d’une femme âgée ayant importé le virus de Hong Kong. Mais, malgré la mise en isolement de milliers de personnes, le syndrome ouvre chaque jour de nouveaux fronts. Dimanche, les autorités sanitaires de cette métropole de quatre millions d’habitants ont lancé un appel aux personnes ayant emprunté les 14 et 15 avril le même train de banlieue qu’une infirmière présentant aujourd’hui les symptômes du SRAS. Or, ce train dessert plusieurs localités où, jusqu’ici, aucun cas n’a été recensé. Peu après, la région de York, près de Toronto, lançait aussi un appel, après la découverte d’un cas de SRAS chez un homme ayant assisté à un enterrement. Toutes les personnes s’étant rendues vendredi aux pompes funèbres de Woodbridge ou ayant assisté samedi à un service funéraire à Maple doivent se faire connaître. Depuis mardi dernier, le virus a été diagnostiqué chez 29 des 500 membres d’un groupe catholique philippin de Toronto ; plus de 400 conseillers financiers ont été placés en quarantaine préventive après avoir assisté à Montréal à un congrès auquel avait participé un malade ; plusieurs cas sont apparus dans un immeuble torontois. À l’autre bout du pays, en Colombie-Britannique, un deuxième foyer est passé jusqu’ici plus inaperçu parce que le nombre de cas n’a pas dépassé, pour l’instant, la cinquantaine et qu’aucune mort n’a encore été recensée dans cette province de la côte pacifique. Les 59 patients et le personnel médical d’un étage entier d’un hôpital de Westminster, près de Vancouver, ont été placés en quarantaine pour 12 jours parce qu’on redoute une contamination par une infirmière.
Appels à la population dans l’Ontario ou extension de la période d’isolement sur la côte Ouest : le Canada tente désespérément de contenir la propagation du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui semble pourtant gagner du terrain. Dans l’Ontario, province de loin la plus touchée, les autorités ont annoncé dimanche quatre cas supplémentaires, portant le total à 253, dont 14 morts. Le Canada, pays hors d’Asie le plus atteint, recensait vendredi 304 cas, selon le dernier bilan national devant être mis à jour à la fin du week-end pascal. La progression reste donc encore faible, mais les foyers potentiels d’infection se multiplient. À Toronto, capitale de l’Ontario, la maladie est longtemps restée circonscrite autour des patients et du personnel de deux hôpitaux, contaminés par les premiers cas : des...