Londres et Moscou veulent « une forme de vérification indépendante »
le 22 avril 2003 à 00h00
Les voix s’élèvent de par le monde pour que la recherche d’armes de destruction massive en Irak soit confiée à des organisations indépendantes. Le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, Mike O’Brien, a ainsi déclaré hier être en discussion avec les États-Unis sur ce sujet. Pour accomplir cette recherche, les inspecteurs de l’Onu « constituent bien entendu une possibilité », a-t-il poursuivi. « En ce moment, nous sommes prêts à opérer dans le cadre des procédures de l’Otan et nous ferons parvenir des échantillons de ce que nous trouvons à des laboratoires qui seront en mesure de les analyser suivant des techniques de vérification indépendantes », a par ailleurs souligné M. O’Brien. Le retour des inspecteurs en Irak, Moscou en est un fervent partisan. Il est impératif que les chefs de la Commission de contrôle, de vérification et d’investigation des Nations unies (Cocovinu) et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) « se rendent en Irak et confirment qu’il n’y a pas là-bas d’armes » de destruction massive, a déclaré un haut diplomate russe cité hier par l’agence Itar-Tass. « Cela peut être fait en quinze jours dans la mesure où il est évident qu’il n’y a pas d’armes de destruction massive en Irak », a-t-il ajouté, soulignant qu’une telle conclusion de la part des inspecteurs internationaux permettrait la levée des sanctions économiques frappant ce pays. « Il est impératif de lever les sanctions au plus vite », a ajouté ce haut diplomate russe, ajoutant toutefois que cela devait se faire « dès que l’Irak se sera plié aux résolutions de l’Onu » et en particulier à celles concernant son désarmement. Le diplomate a encore ajouté que la proposition de Washington de lever immédiatement les sanctions contre l’Irak « contredisait les règles du droit international ». Les États-Unis ont décidé d’envoyer une équipe de 1 000 experts en Irak pour rechercher des armes, mais la Maison-Blanche a fait savoir qu’elle n’était pas favorable à un retour rapide des inspecteurs des Nations unies en Irak. Le Conseil de sécurité de l’Onu doit se réunir aujourd’hui pour discuter de la situation en Irak, en présence du chef de la Cocovinu Hans Blix. M. Blix, qui, de son côté, a plaidé, jeudi, pour leur retour dans le pays, estimant qu’il permettrait d’avoir « des informations crédibles sur l’absence ou l’éradication du programme d’armes de destruction massive ».
Les voix s’élèvent de par le monde pour que la recherche d’armes de destruction massive en Irak soit confiée à des organisations indépendantes. Le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, Mike O’Brien, a ainsi déclaré hier être en discussion avec les États-Unis sur ce sujet. Pour accomplir cette recherche, les inspecteurs de l’Onu « constituent bien entendu une possibilité », a-t-il poursuivi. « En ce moment, nous sommes prêts à opérer dans le cadre des procédures de l’Otan et nous ferons parvenir des échantillons de ce que nous trouvons à des laboratoires qui seront en mesure de les analyser suivant des techniques de vérification indépendantes », a par ailleurs souligné M. O’Brien. Le retour des inspecteurs en Irak, Moscou en est un fervent partisan. Il est impératif que les chefs...
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