Les offres du dollar ont continué de l’emporter sur la demande en ce début de semaine à Beyrouth, sur des nouvelles faisant état d’un regain d’intérêt de certains capitaux non résidents pour les placements en actifs libanais sous le rapport de la rentabilité. Mais après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL et procédé à l’achat de tout excès d’offre en cette monnaie aux taux pratiqués sur le marché interbancaire, le billet vert devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié effectivement entre 1 510 et 1 510,50 LL contre 1 510,50 et 1 511,50 LL, vendredi dernier. À l’étranger, le dollar a reculé hier sur des marchés des changes inquiets de la multiplication des mises en garde américaines à la Syrie, alors que la situation en Irak est loin d’être normalisée. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés hier par les propos attribués au secrétaire d’État américain Colin Powel selon lesquels Washington envisageait des sanctions contre Damas en raison de son attitude dans le conflit en Irak, tandis que la Maison-Blanche qualifiait la Syrie d’« État voyou et terroriste ». Cela d’autant que le Premier ministre britannique Tony Blair faisait savoir hier que la guerre n’est pas terminée en Irak et que des moments difficiles attendent les forces de la coalition. Il n’est guère surprenant dans ce contexte que les opérateurs redoutent qu’il y aura encore des batailles en Irak et un déplacement de l’action militaire en Syrie, deux risques qui minent la confiance des investisseurs et exposent les marchés aux aléas prévalant avant l’intervention contre Saddam Hussein. Cela étant, le dollar a eu du mal hier à profiter du raffermissement de Wall Street. Il s’est ressenti, au contraire, des différents commentaires des membres de la BCE qui semblent rejeter une baisse des taux d’intérêt dans la zone euro en mai, maintenant par cela le différentiel des taux à son passif. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard à la mise en garde lancée par les ministres des Finances de la zone euro contre le creusement des déficits courant et budgétaire des États-Unis lors de la réunion du G7, le dollar s’est négocié à New York sur un ton vulnérable à 1,0770 pour un euro contre 1,0755 vendredi dernier, à 1,5735 pour un sterling contre 1,5705, à 1,3895 FS contre 1,3930 et à 120,35 yens contre 120,50. Les Bourses tirées par les bons résultats des banques US En Bourse, les marchés américains des actions étaient en hausse hier, encouragés par de bonnes nouvelles de Corée du Nord laissant croire que la crise entre Washington et Pyongyang pourrait se résoudre pacifiquement. De plus, les bons résultats publiés par Citigroup et Bank of America sont venus soutenir la cote. En effet, Wall Street a fini en hausse de 1,8 % à 8 351,10 points et le Nasdaq de 1,92 % à 1 384,95 points. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient gagné aussi du terrain dans la perspective de la publication de résultats trimestriels d’entreprises encourageants cette semaine. En clôture, l’Extra Dax s’est adjugé en hausse de 1,57 % à 2 776,78 points, le CAC 40 de 1,3 % à 2 874,98 points et le Footsie de 1,08 % à 3 849,40 points. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 1 300 actions C de la banque Audi de 15 à 15 1/2 $, la baisse de 200 actions du Beirut Interbank Fund de 101 7/8 à 101 1/2 $ et le maintien de 11 317 actions A et 950 actions B de Solidere à 4 1/2 $ et 4 3/4 $ respectivement. Élie KAHWAGI
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