Plus jeune entraîneur de L1, Didier Deschamps, 34 ans, aura, demain soir, la possibilité de se rapprocher du premier succès significatif de sa nouvelle carrière à l’occasion de la demi-finale de Coupe de la Ligue que son équipe de Monaco joue à Marseille. Cependant, entre une course au titre engagée avec Lyon et cette demi-finale, l’ancien joueur de l’OM Deschamps cerne rapidement ses priorités. « La Coupe de la Ligue n’est pas mise entre parenthèses, indique-t-il. Mais elle tombe mal et le championnat reste prioritaire. Il nous permettrait de nous qualifier pour la grande Coupe d’Europe (Ligue des champions). Cette compétition n’offre qu’un accès à la petite (Coupe de l’UEFA). » Les retombées ne seraient pas les mêmes, les exigences non plus. Et Didier Deschamps est un entraîneur ambitieux. « Je me suis défini un plan de carrière avec des objectifs à court, moyen et long terme, souligne-t-il. Différentes étapes sont planifiées. » Elles le mèneront forcément ailleurs qu’à Monaco. Cette éventualité n’est pourtant pas encore d’actualité. Après une triste première saison (15e de D1 avec 9v., 12n., 13d.) en principauté, perturbée par de nombreux problèmes relationnels avec des joueurs renommés (Simone, Panucci et Bierhoff) et son président Jean-Louis Campora, Didier Deschamps se trouve désormais devant une fin de deuxième saison intéressante à gérer. Plus mature, il a su imposer certains de ses choix. « Mais les résultats actuels font ma force, reconnaît-il sans peine. Je serais plus fragilisé si on était moins bien classé. » Faire ses preuves Didier Deschamps appréhende également plus aisément sa fonction. « Mon groupe a peu évolué et je le connais mieux », se plaît-il à dire. À l’intersaison, le palais princier avait poussé à un retour de Jean Petit et Jean-Luc Ettori dans l’encadrement technique. Deschamps a pris acte. Il ne le regrette pas. « Je suis aidé et je délègue pour ne pas perdre d’énergie inutilement. » S’il avoue avoir commis des erreurs la saison dernière, il semble désormais prêt à grimper dans la hiérarchie de sa nouvelle corporation. Il sait pourtant qu’il ne possède pas encore l’acquis suffisant pour diriger une formation de top niveau européen. Il doit, auparavant, faire ses preuves. « Je n’ai encore rien gagné en tant qu’entraîneur, souligne l’ancien champion du monde et d’Europe. Cela me ferait très plaisir de gagner un trophée. Mais ce n’est pas une obsession. Je pense plus aux joueurs qu’à moi. Je veux qu’ils soient récompensés de leurs efforts. » Demain soir devant un groupe jeune, dans lequel seuls Ludovic Giuly et Rafaël Marquez ont déjà remporté des compétitions majeures, il incitera tout le monde à ne pas se retenir. « Joueur, j’avais horreur de la phrase : Tu es jeune, tu as le temps. C’est une grosse connerie. Dans le football, les saisons défilent. Il faut rapidement en profiter. Cette phrase, l’entraîneur que je suis la bannit également à lui-même. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Plus jeune entraîneur de L1, Didier Deschamps, 34 ans, aura, demain soir, la possibilité de se rapprocher du premier succès significatif de sa nouvelle carrière à l’occasion de la demi-finale de Coupe de la Ligue que son équipe de Monaco joue à Marseille. Cependant, entre une course au titre engagée avec Lyon et cette demi-finale, l’ancien joueur de l’OM Deschamps cerne rapidement ses priorités. « La Coupe de la Ligue n’est pas mise entre parenthèses, indique-t-il. Mais elle tombe mal et le championnat reste prioritaire. Il nous permettrait de nous qualifier pour la grande Coupe d’Europe (Ligue des champions). Cette compétition n’offre qu’un accès à la petite (Coupe de l’UEFA). » Les retombées ne seraient pas les mêmes, les exigences non plus. Et Didier Deschamps est un entraîneur ambitieux. « Je me...