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Colombie Le gouvernement et l’armée au bord de la rupture

La rupture est pratiquement consommée en Colombie entre l’armée et la ministre de la Défense, auteur d’une grave mise en cause de l’état-major pour sa faiblesse présumée contre la guérilla. « Ici (en Colombie), on trouve parfois beaucoup plus de francs-tireurs contre les ministres et les institutions, que contre ceux qui menacent la démocratie », a dénoncé mercredi la ministre, Martha Lucia Ramirez, dans une relance de la polémique sur l’affaire des Mirage espagnols. La violente sortie de Mme Ramirez a eu pour cadre le Congrès de Bogota, après la décision de Madrid de renoncer au don de huit Mirage F-1, face aux réticences du commandant de la force aérienne de Colombie (FARC), le général Hector Fabio Velasco, sur une livraison d’appareils qualifiés par lui de « trop vieux » en février dernier. Cette critique implicite de l’état-major, sans précédent, pour son manque de résultats face à la vague de terrorisme déclenchée par les rebelles depuis la prise de fonctions du président Alvaro Uribe le 7 août, s’inscrit dans une escalade verbale appelée à être tranchée dans le vif par le chef de l’État. L’armée, confrontée aux offensives de la guérilla depuis 39 ans, éprouvera, selon des sources militaires, les plus grandes difficultés à digérer cet affront en plein cœur d’une guerre civile qui a déjà fait plus de 200 000 morts. Surnommée « la dame de fer » pour son caractère entier autant qu’ombrageux, Martha Lucia Ramirez, première femme titulaire de ce portefeuille, a proféré ses attaques après avoir annoncé la décision du gouvernement espagnol de retirer son offre de coopération « pour ne pas qu’elle suscite tant de difficultés chez certaines personnes en Colombie. » « On ne peut répondre à la générosité par un claquement de porte », a ajouté la ministre, dans une reprise mot pour mot de son offensive contre le général Velasco début mars.
La rupture est pratiquement consommée en Colombie entre l’armée et la ministre de la Défense, auteur d’une grave mise en cause de l’état-major pour sa faiblesse présumée contre la guérilla. « Ici (en Colombie), on trouve parfois beaucoup plus de francs-tireurs contre les ministres et les institutions, que contre ceux qui menacent la démocratie », a dénoncé mercredi la ministre, Martha Lucia Ramirez, dans une relance de la polémique sur l’affaire des Mirage espagnols. La violente sortie de Mme Ramirez a eu pour cadre le Congrès de Bogota, après la décision de Madrid de renoncer au don de huit Mirage F-1, face aux réticences du commandant de la force aérienne de Colombie (FARC), le général Hector Fabio Velasco, sur une livraison d’appareils qualifiés par lui de « trop vieux » en février dernier. Cette...