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Ligue des champions : Barcelone a pris la main(photo)

Le FC Barcelone, en égalisant en fin de match devant la Juventus (1-1), à Turin, grâce à l’inévitable Javier Saviola, a pris la main en vue du quart de finale retour de la Ligue des champions, le 22 avril au Camp Nou. Le Barça, toujours invaincu cette saison en C1 (13 victoires, 2 nuls tour préliminaire inclus), mise en effet sur la ferveur de ses socios pour confirmer ce « grand résultat », accueilli avec un radieux sourire par Radomir Antic. Et obtenir, surtout, le droit de rencontrer le Real Madrid (en position favorable après sa victoire 3-1 sur Manchester United) en demi-finale pour une revanche de la saison dernière. La comparaison entre les deux quarts de finale, celui, magnifique, disputé par le Real et MU à Santiago-Bernabeu et celui, âpre, proposé 24 heures plus tard au Stadio delle Alpi, n’est d’ailleurs pas flatteuse pour la Juventus et Barcelone. Les Turinois, il est vrai privés de Trezeguet et avec Del Piero (titularisé pour la première fois en C1 en 2003), Nedved et Thuram loin de leur forme optimale, ont confirmé leurs difficultés à courir à la fois après le scudetto et la Ligue des champions. Cette caractéristique n’est pas propre à la Juve, actuellement en tête de la série A italienne : depuis la première Ligue des champions en 1992-93, seuls trois vainqueurs (Milan AC en 1994, Manchester en 1999 et Bayern Munich en 2001) ont également remporté leur titre national la même saison. En 1993, Marseille avait remporté le trophée continental et avait terminé en tête du championnat de France mais s’était vu refuser l’attribution du titre après l’affaire de corruption Valenciennes-OM. « Avec Trezeguet et un Di Vaio en meilleure forme, la partie aurait pu être différente, estime l’entraîneur de la Juve, Marcello Lippi. Mais dans les conditions actuelles, nous ne pouvons pas faire mieux. » Poker menteur En ouvrant rapidement la marque par Montero puis en quadrillant le milieu de terrain (avec Zambrotta et l’omniprésent Davids à gauche et Camoranesi à droite), la « Vieille Dame » paraissait s’être mise à l’abri d’une mauvaise surprise. Mais les Blaugrana, distancés en championnat (9e), jouent désormais leur saison sur l’Europe. Comme le feu qui couve, le Barça a longtemps paru en sommeil, incapable de prendre le jeu à son compte malgré une belle brochette d’artificiers (Riquelme, Overmars, Saviola, Kluivert). Mais il n’était pas complètement endormi. Sur un ballon perdu par Del Piero, Saviola, bien servi par Michael Reiziger, s’est chargé de le montrer en inscrivant, à 21 ans, son 7e but de la saison en Ligue des champions. « Ce but récompense ses efforts dans une partie tactiquement pas évidente pour lui », s’est félicité Radomir Antic, qui promet une formation plus entreprenante au Camp Nou : « Devant nos 120 000 supporteurs, l’équipe sera transformée. » Coup de bluff ? À deux semaines du match retour, l’entraîneur du Barça a en tout cas ouvert la partie de poker menteur.
Le FC Barcelone, en égalisant en fin de match devant la Juventus (1-1), à Turin, grâce à l’inévitable Javier Saviola, a pris la main en vue du quart de finale retour de la Ligue des champions, le 22 avril au Camp Nou. Le Barça, toujours invaincu cette saison en C1 (13 victoires, 2 nuls tour préliminaire inclus), mise en effet sur la ferveur de ses socios pour confirmer ce « grand résultat », accueilli avec un radieux sourire par Radomir Antic. Et obtenir, surtout, le droit de rencontrer le Real Madrid (en position favorable après sa victoire 3-1 sur Manchester United) en demi-finale pour une revanche de la saison dernière. La comparaison entre les deux quarts de finale, celui, magnifique, disputé par le Real et MU à Santiago-Bernabeu et celui, âpre, proposé 24 heures plus tard au Stadio delle Alpi, n’est d’ailleurs...