De Ryad au Caire en passant par Amman, les réactions au plus haut niveau étaient similaires hier : le peuple irakien doit reprendre, le plus rapidement possible, les commandes de l’État. Le président égyptien Hosni Moubarak, le premier chef d’État arabe à réagir à l’effondrement du régime de Saddam Hussein, a ainsi réclamé hier, après la chute de Bagdad, que le peuple irakien « prenne en charge le gouvernement et l’administration au plus vite », a rapporté l’agence officielle Mena. « Le fait que l’Irak soit dirigé par ses fils, au plus vite, est le moyen le plus rapide d’assurer la stabilité pour le peuple irakien », a-t-il ajouté. Pour sa part, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher a indiqué avoir reçu un appel téléphonique hier du secrétaire d’État américain Colin Powell consacré à la situation en Irak. M. Maher a déclaré aux journalistes avoir souligné à son homologue américain « la position de l’Égypte selon laquelle le peuple irakien est souverain et doit décider lui-même de ce qu’il veut, sans ingérence étrangère ». Interrogé sur des projets américains visant à transmettre, au moins dans un premier temps, l’administration du « nouvel » Irak à un général américain à la retraite, Jay Garner, le chef de la diplomatie égyptienne a répondu : « Il y a pour le moment un gouvernement irakien, je ne sais pas où il est, mais il existe du point de vue légal. S’il y a (de nouveaux) développements, nous verrons. » « Le peuple irakien doit décider du futur de l’Irak et de ses dirigeants, en l’état actuel » des choses, a indiqué le ministre jordanien des Affaires étrangères Marwan Moasher. Il ne revient à « aucune autre partie » de le faire, a-t-il souligné, affirmant que « c’est la position ferme de la Jordanie ». Le roi Abdallah II de Jordanie a de son côté donné hier des directives au gouvernement pour l’envoi d’aides d’urgence médicales et alimentaires au peuple irakien. Même son de cloche à Ryad qui souhaite que le peuple irakien forme son propre gouvernement. « Le gouvernement de Bagdad avec lequel nous traiterons, c’est celui que choisira le peuple irakien. Nous n’anticiperons pas les événements, nous accepterons tout ce que décidera le peuple irakien », a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal. Ryad n’a toutefois pas précisé qu’il était prêt à traiter avec l’administration militaire américaine. Du côté du Koweït, les réactions étaient un peu différentes, un responsable ayant requis l’anonymat, expliquant que les scènes de joie dans les rues de Bagdad et la chute apparente du régime de Saddam Hussein « sont des événements naturels, bienvenus et attendus au Koweït ». Le ministre d’État koweïtien chargé des Affaires étrangères, cheikh Mohammed Sabah al-Salem, a de son côté déclaré à Moscou que l’Onu était l’organisation la plus appropriée pour prendre en charge l’administration de l’Irak après l’opération militaire américaine. La Ligue arabe a enfin officiellement demandé mercredi l’inscription de la question de l’Irak à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies, a annoncé l’Onu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats De Ryad au Caire en passant par Amman, les réactions au plus haut niveau étaient similaires hier : le peuple irakien doit reprendre, le plus rapidement possible, les commandes de l’État. Le président égyptien Hosni Moubarak, le premier chef d’État arabe à réagir à l’effondrement du régime de Saddam Hussein, a ainsi réclamé hier, après la chute de Bagdad, que le peuple irakien « prenne en charge le gouvernement et l’administration au plus vite », a rapporté l’agence officielle Mena. « Le fait que l’Irak soit dirigé par ses fils, au plus vite, est le moyen le plus rapide d’assurer la stabilité pour le peuple irakien », a-t-il ajouté. Pour sa part, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher a indiqué avoir reçu un appel téléphonique hier du secrétaire d’État américain Colin Powell...