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Moi César, 10 ans et demi, 1 mètre 39

César, 10 ans et demi, regarde du haut de son 1 mètre 39 le monde assez incompréhensible des adultes, connaît son premier amour et fugue à Londres avec Sarah et Morgan dans une comédie qui marque le deuxième passage à la réalisation de Richard Berry. Après L’art (délicat) de la séduction, son premier long métrage, l’acteur-réalisateur réunit un trio enfantin à la Jules et Jim, dont le héros est César Petit, un peu bouboule qui raffole des gâteaux à la crème, et aussi de Sarah Delgado, la plus jolie fille de l’école. C’est lui qui raconte en voix off ses 400 coups. Et puis, il y a Morgan, son meilleur copain et son rival, qui ne connaît pas son père. Jules Sitruk, découvert dans Monsieur Batignole, incarne avec candeur et naturel ce gamin plein d’imagination qui entend ses parents (Maria de Medeiros et Jean-Philippe Ecoffey) chuchoter des secrets d’adulte et s’invente, sans malice, une série noire, des affaires louches, la prison. Il fait son éducation sexuelle en fantasmant sur sa maîtresse en bas résille et décolleté plongeant. Pour aider Morgan (Mabo Kouyate) à retrouver son père, Sarah (Joséphine Berry, la fille de Richard) et César vont l’accompagner dans une virée clandestine à Londres, semant l’émoi dans les familles. Le cinéma français ne produit pas beaucoup de films pour enfants ou pré-ados et César, 10 ans et demi, malgré sa naïveté et certaines maladresses, devrait cueillir son public au début des vacances de printemps. Pourtant Richard Berry, réalisateur et scénariste avec Éric Assous, n’aime pas qu’on limite César à un film pour enfants. « S’il parle aux enfants, il parle à tout le monde. Il parle à l’enfant qui est en nous tous », dit-il à l’AFP. « Dix ans et demi, c’est l’âge où on commence à vouloir faire les choses tout seul, où on revendique une totale indépendance, où on a envie d’être de plain-pied avec la réalité. Et quand tout d’un coup, on y est, on a très peur. Il y a une espèce de vertige qui s’installe », dit Richard Berry. « Le réseau des enfants est très réduit. J’avais envie de les sortir de leur cercle familier, de leur quartier et de les confronter à la réalité de la société et en particulier à des étrangers .» Le comédien, 53 ans, qui a tourné avec Christine Pascal, Alexandre Arcady, Josiane Balasko, Claude Lelouch, Bertrand Tavernier, « s’identifie aux trois enfants ». « Des fugues ou des bêtises comme César, j’en ai faites. Si nous on prenait le train ou même le métro dans la journée, c’était une fugue. Aujourd’hui, ils peuvent aller à Londres et personne ne se rend compte de rien ! » Sa fille Joséphine, dont c’est le premier rôle, a beaucoup contribué à son inspiration : « Elle est dans l’âge pile poil que je voulais décrire. Et je me suis servi de la musique qu’ils écoutent, de leur environnement, de leurs préoccupations, des conneries qu’ils peuvent faire. » Richard Berry affirme que tourner avec des enfants est « beaucoup plus facile qu’avec les adultes ». Seul hic, « à cause de la loi, on ne peut tourner que six heures par jour. Le tournage est plus long et les journées plus courtes ». César a été produit par le studio EuropaCorp de Luc Besson : « J’ai eu les moyens que je devais avoir au moment où j’en avais besoin, dit Richard Berry. Sans aucune ingérence. Mais surtout je me suis senti très encadré par de vrais professionnels. C’est très sécurisant. »
César, 10 ans et demi, regarde du haut de son 1 mètre 39 le monde assez incompréhensible des adultes, connaît son premier amour et fugue à Londres avec Sarah et Morgan dans une comédie qui marque le deuxième passage à la réalisation de Richard Berry. Après L’art (délicat) de la séduction, son premier long métrage, l’acteur-réalisateur réunit un trio enfantin à la Jules et Jim, dont le héros est César Petit, un peu bouboule qui raffole des gâteaux à la crème, et aussi de Sarah Delgado, la plus jolie fille de l’école. C’est lui qui raconte en voix off ses 400 coups. Et puis, il y a Morgan, son meilleur copain et son rival, qui ne connaît pas son père. Jules Sitruk, découvert dans Monsieur Batignole, incarne avec candeur et naturel ce gamin plein d’imagination qui entend ses parents (Maria de Medeiros et...