Shakira, idole sud-américaine de la chanson, a fait ses débuts en France le week-end dernier devant 16 000 spectateurs rassemblés au palais omnisports de Paris, seule étape française d’une tournée européenne qui l’a conduite ensuite en Autriche et au Royaume-Uni avant l’Allemagne et la Scandinavie. À 26 ans, Shakira Isabel Moubarak Ripoll (la jeune femme est colombienne par sa mère, libanaise par son père) fait partie des chanteuses internationales les plus populaires. Alors que Madonna et Céline Dion s’adressent à des publics désormais plus adultes et familiaux, que les carrières de Mariah Carey et Britney Spears marquent le pas, que Jennifer Lopez n’a pas encore réussi à transformer à la scène son succès discographique, et que hors d’Amérique, Shania Twain ne parvient pas à s’imposer totalement, Shakira s’installe comme une des nouvelles vedettes féminines les plus appréciées. Après avoir séduit l’Amérique latine, cornaquée par Gloria Estefan, la Cubaine qui a été une des premières chanteuses latines à conquérir l’Amérique et l’Europe, Shakira a entrepris de s’imposer comme une vedette mondiale. Elle a opté pour un rock FM chanté en anglais, épicé de touches latines et ethniques. Ce mélange de rock léger, de variété et de dance lui a permis de vendre son dernier album (Laundry Service), son premier disque international, à 11 millions d’exemplaires, dont 300 000 en France. Le week-end dernier, le public parisien, très jeune, assez largement féminin, a pu apprécier les talents « live » de cette petite (1 mètre 59) bombe blonde, qui se présente sur scène comme sur les clips: pantalon de cuir moulant, soutien-gorge minimaliste, taille impeccable et crinière peroxydée qui balance généreusement au rythme des chansons. Une introduction aux accents orientaux lui permet de donner une illustration de ses talents de danseuse de charme, enchaînant moult ondulations à mi-chemin entre danse du ventre et prémices de strip-tease. Une version à l’identique de Dude (looks like a lady), classique d’Aerosmith, les vétérans du hard-rock américain, l’autorise à revendiquer une certaine crédibilité rock, face à la Canadienne Avril Lavigne. Pour enfoncer le clou, une phrase empruntée au « guitar hero » Jimi Hendrix défile sur un écran : « Quand le pouvoir de l’amour supplantera l’amour du pouvoir, alors le monde sera en paix. » La citation lui permet d’enchaîner sur un quart d’heure « politique » : c’est le moment où, à l’écran, s’affrontent deux marionnettes de George W. Bush et Saddam Hussein, tandis que ses musiciens arborent des masques à l’effigie de quelques grands de ce monde (Vladimir Poutine, Tony Blair...). Après cette parenthèse de politique-spectacle, le spectacle tout court reprend tous ses droits. Au final, Shakira n’aura pas le cœur de priver le public de son tube actuel (Whenever, wherever), qui se termine dans une neige de confettis qui noie une salle conquise. (Téléphoto AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Shakira, idole sud-américaine de la chanson, a fait ses débuts en France le week-end dernier devant 16 000 spectateurs rassemblés au palais omnisports de Paris, seule étape française d’une tournée européenne qui l’a conduite ensuite en Autriche et au Royaume-Uni avant l’Allemagne et la Scandinavie. À 26 ans, Shakira Isabel Moubarak Ripoll (la jeune femme est colombienne par sa mère, libanaise par son père) fait partie des chanteuses internationales les plus populaires. Alors que Madonna et Céline Dion s’adressent à des publics désormais plus adultes et familiaux, que les carrières de Mariah Carey et Britney Spears marquent le pas, que Jennifer Lopez n’a pas encore réussi à transformer à la scène son succès discographique, et que hors d’Amérique, Shania Twain ne parvient pas à s’imposer totalement,...