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ARCHÉOLOGIE Un masque d’Apollon exceptionnel retrouvé en Italie

Un masque d’Apollon en ivoire, considéré par les spécialistes comme une découverte archéologique exceptionnelle, a été présenté cette semaine à Rome au ministère de la Culture italien. Selon les experts, ce masque pourrait être un original grec du IIIe siècle avant J-C ou une copie romaine du IVe siècle après J-C. Des analyses plus approfondies de l’ivoire dans lequel il est sculpté pourront permettre de le dater plus précisément. « Compte tenu de la fragilité de ce matériau, très peu de statues en ivoire de l’âge classique sont parvenues jusqu’à nous et la plus célèbre est l’Apollon de Delphes », a souligné le ministre Giuliano Urbani. « Si l’on exclut la découverte, à la fin du XIXe siècle, d’une tête et d’un bras d’une statue d’Athena conservés au Musée du Vatican, de dimensions beaucoup plus modestes, rien de comparable n’a été découvert en Italie », a-t-il précisé. Le masque pourrait avoir été sculpté dans une seule défense d’éléphant, d’une taille importante, environ 2,5 mètres. La statue d’Apollon à laquelle il aurait appartenu était sans doute destinée à une demeure impériale et elle devait mesurer plusieurs mètres. Ses yeux étaient constitués de pierres précieuses. La découverte de ce masque est la conclusion d’une longue et minutieuse enquête des policiers spécialisés dans la protection du patrimoine artistique qui ont été mis sur la piste par un pilleur de tombes repenti. C’est en 1998 qu’ils ont eu vent de la mise au jour clandestine (à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Rome) de la statue d’Apollon. Elle est ensuite arrivée sur le marché de l’art clandestin où elle a été écoulée. Les enquêteurs italiens ont suivi sa trace en Allemagne, en Suisse, à Chypre et en Grande-Bretagne avant de récupérer Apollon.
Un masque d’Apollon en ivoire, considéré par les spécialistes comme une découverte archéologique exceptionnelle, a été présenté cette semaine à Rome au ministère de la Culture italien. Selon les experts, ce masque pourrait être un original grec du IIIe siècle avant J-C ou une copie romaine du IVe siècle après J-C. Des analyses plus approfondies de l’ivoire dans lequel il est sculpté pourront permettre de le dater plus précisément. « Compte tenu de la fragilité de ce matériau, très peu de statues en ivoire de l’âge classique sont parvenues jusqu’à nous et la plus célèbre est l’Apollon de Delphes », a souligné le ministre Giuliano Urbani. « Si l’on exclut la découverte, à la fin du XIXe siècle, d’une tête et d’un bras d’une statue d’Athena conservés au Musée du Vatican, de dimensions...