La guerre pourrait sonner le glas d’une Ligue arabe déjà chancelante
le 02 avril 2003 à 00h00
La guerre en Irak, qui a étalé au grand jour les dissensions arabes, risque de sonner le glas de la Ligue arabe, qui de l’aveu même de son secrétaire général Amr Moussa, a peu de chances de survivre au conflit « sous sa forme actuelle ». « L’échec du système arabe à traiter les problèmes irakien et palestinien impose un réexamen de ce système et la prise en compte d’idées pour édifier un nouvel ordre politique et sécuritaire arabe », a déclaré M. Moussa mardi aux journalistes qui l’interrogeaient sur des déclarations antérieures évoquant un nouveau forum arabe. « L’arrêt de la guerre contre l’Irak est prioritaire » et plus urgent que la création d’une nouvelle organisation arabe, a-t-il cependant ajouté. « La Ligue arabe ne peut continuer sous cette forme et il faut revoir tout le système », affirme le responsable dans un entretien publié mardi par le quotidien arabe Asharq al-Awsat. Selon lui, la question qui est posée est la suivante : « Compte tenu des profondes divisions (arabes internes), la Ligue arabe continuera-t-elle à représenter les Arabes ou faut-il revoir complètement le système et l’organisation, ainsi que le rôle de la Ligue ? ». Il a estimé « fort possible » la création d’un nouvel organisme qui remplacerait la Ligue. « Comme la Seconde Guerre mondiale a sonné la fin de la Société des nations (SDN), la guerre en Irak ou l’échec face aux deux problèmes irakien et palestinien pourrait signifier qu’il convient de nous réunir pour chercher une solution » alternative à la Ligue, poursuit-il dans le journal arabe. « Que la Ligue arabe continue ou cesse d’exister ne m’intéresse pas, je suis plutôt intéressé par (...) les intérêts stratégiques des États arabes », a encore déclaré celui qui dirige du Caire l’organisation panarabe, créée en 1945 et qui rassemble 22 membres. Des pays arabes appellent à une réunion de l’Assemblée générale de l’Onu Des délégués de pays arabes ou d’autres pays musulmans ont décidé de demander la tenue d’une réunion d’urgence de l’Assemblée générale des Nations unies afin de réclamer un arrêt immédiat de la guerre en Irak. Contrairement au Conseil de sécurité, dont les résolutions peuvent être contraignantes, l’Assemblée générale se borne à émettre des déclarations politiques exprimant le point de vue majoritaire de la communauté internationale.
La guerre en Irak, qui a étalé au grand jour les dissensions arabes, risque de sonner le glas de la Ligue arabe, qui de l’aveu même de son secrétaire général Amr Moussa, a peu de chances de survivre au conflit « sous sa forme actuelle ». « L’échec du système arabe à traiter les problèmes irakien et palestinien impose un réexamen de ce système et la prise en compte d’idées pour édifier un nouvel ordre politique et sécuritaire arabe », a déclaré M. Moussa mardi aux journalistes qui l’interrogeaient sur des déclarations antérieures évoquant un nouveau forum arabe. « L’arrêt de la guerre contre l’Irak est prioritaire » et plus urgent que la création d’une nouvelle organisation arabe, a-t-il cependant ajouté. « La Ligue arabe ne peut continuer sous cette forme et il faut revoir tout le système »,...
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