Depuis deux – trois ans, une nouvelle voie thérapeutique ouvre des horizons prometteurs à la cancérologie. Une technique révolutionnaire, en voie d’expérimentation dans de nombreux hôpitaux européens, semble prometteuse, du moins dans certains cancers. Il s’agit d’une classe de médicaments «antiogéniques», qui réussissent à asphyxier les cellules cancéreuses en empêchant leur ravitaillement sanguin. Un médicament, objet d’une étude approfondie en Europe et aux États-Unis, semble efficace et bien toléré par des sujets atteints de cancer du rein, permettant des améliorations sensibles. Il est à signaler que le cancer du rein constitue une atteinte grave, résistant à tout traitement dans plus de 80% des cas. Or, selon des spécialistes de l’institut Gustave Roussy de Villejuif, le médicament en question pourrait contribuer à prolonger la vie des personnes atteintes de ce cancer. Les médicaments «antiangiogéniques» Une classe de médicaments, relativement neufs, les «antiogéniques», semblent prometteurs dans cette lutte acharnée où, malheureusement, espoirs et efforts sont déjoués par ce grand fléau des temps actuels. Le groupe de ces médicaments comporte une large gamme d’antiangiogéniques, s’adressant aux tumeurs du pancréas, des poumons, du sein et de la prostate. Une autre gamme de produits, partant du même principe, s’adressent aux tumeurs solides. Leur désignation scientifique est «antiangiogéniques», ce qui implique qu’ils s’opposent à l’angiogenèse, une surprenante propriété de cellules cancéreuses assurant leur ravitaillement et leur survie ainsi que leur reproduction quasi vertigineuse. Pour survivre et se multiplier, en effet, les cellules cancéreuses ont besoin d’oxygène ainsi que de nutriments. Elles envoient donc des «signaux» d’appel par l’intermédiaire des substances qu’elles sécrètent. Mais les signaux en question sont des facteurs de croissance, stimulant les parois vasculaires. Sous leur effet, la paroi s’écarte, se met à proliférer et à produire peu après des signaux angiogéniques à l’intention des cellules du pancréas, du poumon, du sein et de la prostate. Le même processus est suivi dans les tumeurs solides. Les remèdes «antiangiogéniques» combattent donc l’angiogenèse. Celle-ci constitue une surprenante propriété de cellules cancéreuses leur permettant de se nourrir et de proliférer en se multipliant, envahissant rapidement les lieux... Pour répondre à leurs besoins de ravitaillement en oxygène, en nutriments et assurer ainsi leur reproduction massive, les cellules effectivement «malignes» envoient des signaux, à travers les substances qu’elles sécrètent. Les signaux sont, en fait, des facteurs de croissance qui vont stimuler les parois des vaisseaux qui les entourent. Sous l’effet de ces sécrétions, la paroi s’écarte, se met à proliférer, à se renforcer et à produire elle-même un minuscule vaisseau qui se dirige vers la tumeur, lui assurant un ravitaillement sanguin qui lui permettra de croître... Parallèlement, la paroi elle-même produit et émet des facteurs de croissance qui stimulent et revigorent les cellules cancéreuses. Un cercle vicieux s’établit ainsi, dont le principal bénéficiaire n’est autre que le cancer. On peut dire ainsi que, dans ce cas précis, l’angiogenèse est le géniteur indirect du cancer. L’asphyxie tumorale Dès que le mécanisme précité est en effet déclenché, les cellules malignes se multiplient. D’où le fait que certains cancers longtemps insoupçonnés et quasi inexistants, une fois irrigués et nourris, se réveillent et se développent en manifestant leur présence. La vascularisation tumorale établie, en liaison avec le système sanguin central, permet aux cellules «malignes» de voyager et d’initier même des tumeurs secondaires, parfois très loin du foyer cancéreux central, les métastases. L’action «antiangiogénique» Les armes pour combattre ce processus ne sont autres que les antiangiogéniques. Des substances qui vont inhiber les facteurs de croissance, premiers responsables de la création de nouveaux vaisseaux. Or, sans approvisionnement sanguin, la tumeur n’est pas viable. Ses cellules souches, situées au centre de la tumeur, se nécrosent par manque de ravitaillement, suivies par le reste du peuplement tumoral. L’action antiangiogenèse devient ainsi une des nouvelles armes défensives. En rendant la paroi vasculaire insensible aux signaux d’appel des cellules cancéreuses, elle empêche leur installation et leur prolifération. Il s’agit d’une stratégie thérapeutique nouvelle dans la lutte contre le cancer. L’antiangiogenèse s’inscrit parmi la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie dans l’arsenal, hélas encore insuffisant, que les hommes d’aujourd’hui opposent à un des plus grands fléaux du monde actuel. Orthopédie Arthrite et arthrose: quelle est la différence? La confusion entre arthrite et arthrose est très fréquente pour les non initiés aux termes scientifiques. Or la terminaison -ite désigne les troubles et l’état inflammatoire. L’arthrite désigne donc les maladies des articulations (du grec arthrosis: articulation). Ainsi des maladies comme la spondylarthrite ankylosante ou la polyarthrite rhumatoïde sont des arthrites. L’arthrose désigne l’atteinte des cartilages d’une articulation, généralement par dégénérescence (altération due à l’usure). Elle provoque des douleurs articulaires avec une sensation de raideur, surtout à la suite d’un moment d’inactivité. Si l’arthrite recouvre tous les états pathologiques articulaires, y compris l’arthrose, forme la plus courante des maux articulaires, cette dernière bénéficie de traitements médicaux, voire chirurgicaux, qui améliorent sensiblement la condition du sujet. Par conséquent, si on souffre d’arthrose on fait partie des arthritiques, c’est-à-dire des sujets souffrant de trouble(s) articulaire(s). À savoir Les insolites de la table Tout le monde ou presque sait que le poireau est riche en vitamines. Ce qu’on sait toutefois moins bien, c’est la partie précise où on trouve ses précieuses substances organiques. Résultat, on jette avec désinvolture les queues vertes et on consomme les parties blanches. Or c’est bien la partie verte du poireau qui constitue le réservoir de vitamines A et C. C’est là aussi où se trouvent les fibres qui améliorent le transit intestinal. Sans parler aussi de la richesse en potassium qui caractérise cette humble plante. Pour ne rien perdre de ses bienfaits, la meilleure manière serait d’en faire des bouillons. Le «suremi», cette pâte à base de chair de poisson (dont on a éliminé les arrêtes, additionnée de sel, de sucre et d’arôme de crabe), apporte moins de protéines que le poisson. Sans oublier qu’il contient des glucides et beaucoup plus de sel. Le «suremi» est aussi intéressant pour renforcer diététiquement une salade composée ou remplacer amandes et noix à l’apéritif... Le café arabica (Moyen-Orient et Amérique du Sud) contient deux fois moins de caféine que le robusta (Afrique). Une cuillerée à soupe de poudre de robusta apporte 100 à 150 mg de caféine contre 50 mg pour notre arabica. Diététique Aliments amis et aliments médicaments À privilégier dans les menus. Les poissons gras «sauvages» sont les plus riches en acide gras oméga 3. Grâce à leurs effets fluidifiants et anti-inflammatoires, ils entrent dans un grand nombre de régimes et les spécialistes en diététique conseillent leur consommation deux à trois fois par semaine. Un paradoxe veut que les coquillages et les crustacés, quoique riches en cholestérol, soient recommandés. La raison de cette ambiguïté réside dans le fait que ces fruits de mer contribuent effectivement à la baisse du cholestérol sanguin total tout en contribuant à l’augmentation du bon cholestérol. Légumes et fruits À manger à volonté et le plus souvent possible: agrumes, fruits verts, abricots, melons sont très riches en composés antioxydants. Il est conseillé d’en manger à chaque repas, crus ou cuits, en les variant pour mieux profiter de leur complémentarité. Les plus bénéfiques sont les pommes, les carottes, l’ail, la tomate, le raisin. La pomme aide à baisser un taux de cholestérol élevé. Les carottes crues râpées, 200g chaque jour, aident à diminuer de 10 à 15% le cholestérol sanguin élevé. L’ail aussi exerce une action anticholestérol tout en rendant le sang plus fluide (une à deux gousses par jour). La tomate est riche en lycopène, précieux antioxydant qui combat le vieillissement et la baisse du tonus. Grâce à ses polyphénols, très abondants dans le raisin noir, un peu moins dans le blanc, le raisin a la particularité de combattre les caillots. Les laitages allégés Riches en protéines, calcium et vitamine B, fromages, yaourts et lait, réduits en matières grasses, sont des produits à privilégier. D’autant plus que leur calcium réduit l’absorption digestive des graisses saturées. Médecine L’hospitalisation à domicile L’informatisation des cabinets médicaux et la télétransmission vont, dans un proche avenir, réformer les soins médicaux tout en assurant une surveillance optimale des patients à domicile. Sous surveillance électronique, le patient alité chez lui sera l’objet d’une surveillance égale à celle assurée par le placement hospitalier. Grâce aux «nanocapteurs» (sondes miniaturisées, pour électrocardiogrammes entre autres) disponibles sous forme de «patches», les informations complètes seront transmises au médecin traitant en temps réel. Sans se déplacer, l’homme de science aura sous les yeux toutes les informations nécessaires concernant l’état du malade. Ce qui lui permettra de décider, sans perte de temps, d’un éventuel changement thérapeutique ainsi qu’une surveillance continuelle de l’état de son malade. RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Depuis deux – trois ans, une nouvelle voie thérapeutique ouvre des horizons prometteurs à la cancérologie. Une technique révolutionnaire, en voie d’expérimentation dans de nombreux hôpitaux européens, semble prometteuse, du moins dans certains cancers. Il s’agit d’une classe de médicaments «antiogéniques», qui réussissent à asphyxier les cellules cancéreuses en empêchant leur ravitaillement sanguin. Un médicament, objet d’une étude approfondie en Europe et aux États-Unis, semble efficace et bien toléré par des sujets atteints de cancer du rein, permettant des améliorations sensibles. Il est à signaler que le cancer du rein constitue une atteinte grave, résistant à tout traitement dans plus de 80% des cas. Or, selon des spécialistes de l’institut Gustave Roussy de Villejuif, le médicament en question...