Le débat du Conseil de sécurité des Nations unies sur l’Irak qui s’est achevé hier a mis en relief l’isolement des États-Unis et de la Grande-Bretagne au sein de la communauté internationale, préoccupée des conséquences humanitaires de la guerre. Pendant près de neuf heures, 85 orateurs se sont succédé hier et avant-hier à la tribune du Conseil de sécurité lors de cette séance publique demandée par la Ligue arabe et le mouvement des pays non alignés. « Je suis parfaitement conscient que les États membres, peut-être tous sans exception, trouvent la situation actuelle profondément décevante et déplaisante », a concédé l’ambassadeur de Grande-Bretagne à l’Onu, Jeremy Greenstock. « Mais ils ne peuvent écarter la preuve claire et universelle que l’Irak en refusant de renoncer complètement à ses armements de destruction massive a, de manière répétée, défié les Nations unies », a-t-il ajouté. À l’autre extrême, le représentant de la Russie, Sergueï Lavrov, a dénoncé « une intervention militaire non provoquée en violation du droit international » et une « action militaire illégale dont les répercussions sur le reste du monde se font déjà sentir ». « La Russie s’opposera à tous les efforts visant à légitimer cet usage de la force et à permettre à ses auteurs d’échapper à leurs responsabilités », a ajouté M. Lavrov. La France pour sa part a souhaité que les « opérations militaires soient les plus rapides et les moins meurtrières possible ». «Notre principale préoccupation aujourd’hui est le sort des populations civiles en Irak », a ajouté l’ambassadeur français, Jean-Marc de La Sablière, soulignant que « la communauté internationale doit se mobiliser ». Tout en réaffirmant que « la responsabilité principale de venir en aide et de pourvoir aux besoins essentiels des populations civiles incombe, en vertu du droit international humanitaire, aux forces d’occupation dans les zones qu’elles contrôlent ». L’ambassadeur des États-Unis à l’Onu, John Negroponte, a pour sa part quitté hier la salle du Conseil de sécurité des Nations unies au milieu de l’allocution de son homologue irakien, Mohammed al-Douri. M. al-Douri a clôturé hier les débats en énonçant « l’agression et l’invasion » menées par les États-Unis dont le véritable but est, selon lui, de s’emparer des gisements pétroliers irakiens.
Le débat du Conseil de sécurité des Nations unies sur l’Irak qui s’est achevé hier a mis en relief l’isolement des États-Unis et de la Grande-Bretagne au sein de la communauté internationale, préoccupée des conséquences humanitaires de la guerre. Pendant près de neuf heures, 85 orateurs se sont succédé hier et avant-hier à la tribune du Conseil de sécurité lors de cette séance publique demandée par la Ligue arabe et le mouvement des pays non alignés. « Je suis parfaitement conscient que les États membres, peut-être tous sans exception, trouvent la situation actuelle profondément décevante et déplaisante », a concédé l’ambassadeur de Grande-Bretagne à l’Onu, Jeremy Greenstock. « Mais ils ne peuvent écarter la preuve claire et universelle que l’Irak en refusant de renoncer complètement à ses...
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