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Le Liban refuse de fermer l’ambassade irakienne à la demande de Washington

Des sources très bien informées citées par notre chroniqueur diplomatique Khalil Fleyhane ont indiqué qu’il n’était pas question pour les autorités libanaises d’accepter la fermeture de l’ambassade d’Irak à Hazmieh conformément à la demande américaine adressée à tous les pays du monde. Selon les mêmes sources, l’ambassadeur des États-Unis, Vincent Battle, avait adressé cette demande jeudi au Premier ministre Rafic Hariri et au ministre des Affaires étrangères, Mahmoud Hammoud. Le diplomate américain aurait même requis de Beyrouth le gel des relations diplomatiques avec Bagdad et le départ immédiat des représentants irakiens accrédités au Liban. D’après les sources susmentionnées, M. Hammoud se serait concerté à ce sujet avec les présidents Émile Lahoud et Rafic Hariri. Même si aucune déclaration publique n’a suivi ces concertations, on affirme dans les milieux officiels que le Liban ne pourrait en aucun cas accéder à la requête américaine du fait qu’elle enfreint le droit international. Rappelons que le nombre de diplomates irakiens au Liban est de six, dont un chargé d’affaires. Quoi qu’il en soit, le Liban refusera de donner satisfaction à l’Administration américaine dans la mesure où le gel des relations diplomatiques avec Bagdad est une décision de souveraineté relevant du seul État libanais. Du reste, il est arrivé à ce dernier de rompre ces relations pendant des années quand il s’est avéré qu’un membre de l’ambassade irakienne au Liban avait assassiné un opposant au régime de Saddam Hussein. Les mêmes sources justifient en outre le refus des autorités d’obtempérer à la requête de Washington en indiquant que le Liban reste attaché aux résolutions prises à l’occasion du Sommet de Beyrouth en mars 2002. L’une d’entre elles stipulait l’opposition à toute agression perpétrée contre un autre pays arabe. En conclusion, le gouvernement libanais estime de toute manière que l’attaque anglo-américaine contre l’Irak est une violation de la résolution 1441 de l’Onu. Par conséquent, il maintiendra ouverte son ambassade à Bagdad malgré la gravité de la situation dans la capitale irakienne. De fait, et jusqu’à nouvel ordre, Beyrouth est déterminé à maintenir ses relations avec le régime actuel irakien.
Des sources très bien informées citées par notre chroniqueur diplomatique Khalil Fleyhane ont indiqué qu’il n’était pas question pour les autorités libanaises d’accepter la fermeture de l’ambassade d’Irak à Hazmieh conformément à la demande américaine adressée à tous les pays du monde. Selon les mêmes sources, l’ambassadeur des États-Unis, Vincent Battle, avait adressé cette demande jeudi au Premier ministre Rafic Hariri et au ministre des Affaires étrangères, Mahmoud Hammoud. Le diplomate américain aurait même requis de Beyrouth le gel des relations diplomatiques avec Bagdad et le départ immédiat des représentants irakiens accrédités au Liban. D’après les sources susmentionnées, M. Hammoud se serait concerté à ce sujet avec les présidents Émile Lahoud et Rafic Hariri. Même si aucune...