Rechercher
Rechercher

Actualités

Les Américains nyctalopes devraient néanmoins ne pas attendre une nuit sans lune

Les militaires américains « voient la nuit », une de leurs nombreuses supériorités sur les Irakiens, mais ils n’attendront pas une nuit sans lune pour entrer en guerre, selon des experts et des responsables du Pentagone. « À l’évidence, avec nos capacités de vision nocturne, notre avantage est accru pendant les nuits noires. C’est un facteur, comme l’est la chaleur à l’approche de l’été. Mais cela ne nous freinera pas, nous pouvons nous adapter », a déclaré le lieutenant-colonel Dave Lapan, un porte-parole du département de la Défense. « Si vous avez le choix, il sera idéal » de combattre de nuit car « nous avons une supériorité absolue, mais la décision de commencer les hostilités ne sera pas fondée sur la phase de la lune », note Chris Hellman, spécialiste au Center for Defence Information, qui estime que Washington est désormais très pressé d’abattre Saddam Hussein. Dans l’idéal, les armées américaines préfèrent commencer les combats dans l’obscurité complète. Leurs avions, notamment les F-117 et les B-2 furtifs qui échappent à la détection des radars, sont quasi invisibles aux yeux de la DCA irakienne et peuvent larguer à haute altitude et de loin leurs bombes « intelligentes » par tout temps, de nuit comme de jour. Mais certains bombardiers et hélicoptères pourraient toutefois être repérés visuellement par la DCA à la faveur d’une nuit de pleine lune. Les blindés M1 Abrams sont également munis d’un système de thermovision leur permettant de repérer facilement dans l’obscurité puis de détruire leurs adversaires à distance de sécurité. Et les fantassins américains ont un large avantage avec leurs lunettes de vision nocturne. Autre raison de se battre de nuit : échapper à la chaleur diurne du Golfe qui arrivera prochainement. D’autant que les Américains ont, selon les spécialistes, remédié à un obstacle majeur en améliorant les systèmes d’identification pour éviter les tirs fratricides. Cependant, la pleine lune qui éclaire le désert a commencé le 18 mars et il faudrait attendre la fin du mois pour retrouver un ciel d’encre, avant le début de la nouvelle lune le 1er avril. Une des raisons de ne pas attendre, c’est que justement, au sortir de l’hiver, « les nuits raccourcissent » au Moyen-Orient : il y aura donc bientôt moins d’heures pour le combat nocturne, dans des conditions plus fraîches, relève François Boo, de l’organisation privée GlobalSecurity.org. Les Américains ont commencé la nuit leurs guerres précédentes par des frappes massives de missiles et de bombardiers, comme lors de la première guerre du Golfe, engagée le 16 janvier 1991, une nuit sans lune.
Les militaires américains « voient la nuit », une de leurs nombreuses supériorités sur les Irakiens, mais ils n’attendront pas une nuit sans lune pour entrer en guerre, selon des experts et des responsables du Pentagone. « À l’évidence, avec nos capacités de vision nocturne, notre avantage est accru pendant les nuits noires. C’est un facteur, comme l’est la chaleur à l’approche de l’été. Mais cela ne nous freinera pas, nous pouvons nous adapter », a déclaré le lieutenant-colonel Dave Lapan, un porte-parole du département de la Défense. « Si vous avez le choix, il sera idéal » de combattre de nuit car « nous avons une supériorité absolue, mais la décision de commencer les hostilités ne sera pas fondée sur la phase de la lune », note Chris Hellman, spécialiste au Center for Defence Information, qui...