Blair pourrait être lâché par les membres de son cabinet
le 10 mars 2003 à 00h00
Le bellicisme du Premier ministre travailliste Tony Blair suscite des remous dans son parti, illustrés par la démission hier d’un membre d’un cabinet ministériel, qui pourrait être suivie d’autres si Londres s’engage dans une guerre en Irak sans l’aval de l’Onu. Un député travailliste Andrew Reed a annoncé qu’il quittait son poste dans le cabinet de la ministre de l’Environnement Margaret Beckett. Il n’a toutefois pas démissionné de son mandat de député. Il occupait le poste de secrétaire privé parlementaire (Parliamentary Private Secretary, PPS), une fonction non rémunérée qui est le premier échelon des responsabilités ministérielles. Symbolique, cette démission illustre le malaise suscité dans les rangs travaillistes par la politique irakienne de Tony Blair, allié fidèle des États-Unis dans cette crise. Selon le Sunday Telegraph, qui en cite nommément quatre, cinq « PPS » ont clairement indiqué qu’ils démissionneraient si la Grande-Bretagne entrait en guerre sans mandat de l’Onu. Selon le Sunday Times, une dizaine en tout « pourraient » démissionner. Plus grave, leur exemple pourrait être suivi par des figures de premier plan du gouvernement, comme Robin Cook, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, partisan d’une politique étrangère « éthique », et Clare Short, la ministre chargée du Développement international, connue pour ses positions radicales et son franc-parler. Pour éviter une crise politique, Tony Blair a désespérément besoin de faire adopter une deuxième résolution de l’Onu légitimant une opération militaire. Tony Blair et les membres de son gouvernement se sont toujours refusés à reconnaître qu’ils engageraient l’armée dans une guerre en l’absence d’accord des Nations unies, tout en ne l’excluant pas, se refusant à commenter une situation qu’ils qualifient « d’hypothétique ». Mais il reste difficile de croire qu’après avoir ordonné le déploiement de quelque 42 000 soldats dans le Golfe, le gouvernement fera faux bond aux États-Unis au dernier moment. Ce serait un scénario cauchemar pour Tony Blair qui ferait face à la crise politique la plus grave depuis son accession au pouvoir en 1997. Il a promis de laisser les députés débattre et voter sur la guerre en Irak, sans toutefois s’engager à ce que le vote ait lieu avant le déclenchement des hostilités. Quelque 200 des 412 députés travaillistes (sur un total de 659 élus) pourraient alors refuser de soutenir la politique de leur chef de file, selon des « rebelles » cités par le Sunday Times.
Le bellicisme du Premier ministre travailliste Tony Blair suscite des remous dans son parti, illustrés par la démission hier d’un membre d’un cabinet ministériel, qui pourrait être suivie d’autres si Londres s’engage dans une guerre en Irak sans l’aval de l’Onu. Un député travailliste Andrew Reed a annoncé qu’il quittait son poste dans le cabinet de la ministre de l’Environnement Margaret Beckett. Il n’a toutefois pas démissionné de son mandat de député. Il occupait le poste de secrétaire privé parlementaire (Parliamentary Private Secretary, PPS), une fonction non rémunérée qui est le premier échelon des responsabilités ministérielles. Symbolique, cette démission illustre le malaise suscité dans les rangs travaillistes par la politique irakienne de Tony Blair, allié fidèle des États-Unis dans...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.