Doha accueille un sommet islamique pour tenter de peser sur la crise
le 05 mars 2003 à 00h00
Les dirigeants musulmans se réunissent aujourd’hui en sommet extraordinaire au Qatar dans une tentative de dernière minute de convaincre les États-Unis de revenir sur leurs plans déclarés d’envahir l’Irak. La réunion des dirigeants des 57 membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), représentant un milliard de musulmans, vient après les sommets des non-alignés et de la Ligue arabe. Ces deux rassemblements ont proclamé leur refus d’une guerre contre l’Irak tout en pressant ce pays, membre des trois groupes, de coopérer plus à la mission de désarmement de l’Onu. Le sommet de Doha, voulu par le Qatar, président en exercice de l’OCI, ne doit pas prendre une position différente, selon les organisateurs. « Nous nous devions d’avoir une position islamique », souligne un organisateur pour lequel l’OCI ne pouvait pas manquer d’ajouter sa voix à celle des non-alignés et des Arabes dans leur rejet d’une guerre contre un pays musulman. L’Irak sera présent, mais on ignore encore par qui il sera représenté et l’un des poids lourds de l’organisation, l’Arabie saoudite, qui a objecté à la tenue du sommet, ne le sera que par un vice-ministre. Le froid dans les relations entre Doha et Ryad, irrité par ce qu’il considère comme les attaques répétées de la télévision al-Jazira du Qatar, semble expliquer cette attitude. Le sommet pourrait être saisi de l’initiative des Émirats arabes unis appelant à un départ en exil du président irakien Saddam Hussein, pour éviter la guerre, qui a été ignorée par le sommet arabe du week-end dernier en Égypte. L’idée a été saluée par une réunion des chefs de diplomatie du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Koweït, Émirats arabes unis, Bahreïn, Qatar et Oman) lundi à Doha, qui ne l’a toutefois pas reprise à son compte. Une autre idée pourrait refaire surface, celle de l’utilisation pour les pays islamiques du pétrole comme arme et moyen de pression sur l’Occident, évoquée lors du sommet des non-alignés à Kuala Lumpur fin février. Mais d’ores et déjà, le chef de la diplomatie du Qatar a écarté cette idée, du moins pour les riches monarchies pétrolières de la région.
Les dirigeants musulmans se réunissent aujourd’hui en sommet extraordinaire au Qatar dans une tentative de dernière minute de convaincre les États-Unis de revenir sur leurs plans déclarés d’envahir l’Irak. La réunion des dirigeants des 57 membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), représentant un milliard de musulmans, vient après les sommets des non-alignés et de la Ligue arabe. Ces deux rassemblements ont proclamé leur refus d’une guerre contre l’Irak tout en pressant ce pays, membre des trois groupes, de coopérer plus à la mission de désarmement de l’Onu. Le sommet de Doha, voulu par le Qatar, président en exercice de l’OCI, ne doit pas prendre une position différente, selon les organisateurs. « Nous nous devions d’avoir une position islamique », souligne un organisateur pour lequel...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.