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ZONE EURO La voie reste libre à une baisse des taux

La croissance de la masse monétaire M3 dans la zone euro, indicateur avancé d’inflation suivi de près par la BCE, a nettement accéléré en janvier, ce qui ne devrait toutefois pas empêcher l’institut de baisser prochainement ses taux, selon les analystes. L’agrégat a progressé de 7,4 % sur un an après 6,8 % en décembre, selon des chiffres publiés hier par la BCE. Ces chiffres sont beaucoup plus élevés que ce qu’attendaient les analystes. Ils restent surtout à un niveau beaucoup plus élevé que celui souhaité par la BCE (4,5 % en glissement annuel). La hausse de janvier « est due à l’incertitude et au fait que les investisseurs privilégient les produits refuges, on assiste à une forte progression des placements bancaires à court terme et des produits monétaires », fait valoir Adolf Rosenstock, de Nomura. Cette lecture est privilégiée depuis déjà longtemps par la BCE. Le gonflement de M3 s’explique à ses yeux par des réallocations de portefeuille des investisseurs au profit de placements liquides plus sûrs inclus dans M3. Autre facteur de nature à rassurer les gardiens de la stabilité des prix en zone euro : l’octroi de prêts au secteur privé a certes augmenté en janvier, de 5 % contre 4,7 % en décembre. Conclusion : M3 devrait être une fois de plus ignoré par le conseil des gouverneurs de la BCE le 6 mars lors de sa réunion mensuelle de politique monétaire, à l’occasion de laquelle il pourrait baisser ses taux directeurs, pour la première fois depuis décembre dernier.
La croissance de la masse monétaire M3 dans la zone euro, indicateur avancé d’inflation suivi de près par la BCE, a nettement accéléré en janvier, ce qui ne devrait toutefois pas empêcher l’institut de baisser prochainement ses taux, selon les analystes. L’agrégat a progressé de 7,4 % sur un an après 6,8 % en décembre, selon des chiffres publiés hier par la BCE. Ces chiffres sont beaucoup plus élevés que ce qu’attendaient les analystes. Ils restent surtout à un niveau beaucoup plus élevé que celui souhaité par la BCE (4,5 % en glissement annuel). La hausse de janvier « est due à l’incertitude et au fait que les investisseurs privilégient les produits refuges, on assiste à une forte progression des placements bancaires à court terme et des produits monétaires », fait valoir Adolf Rosenstock, de Nomura....