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BCE Une guerre pourrait fragiliser le secteur bancaire européen

Une guerre en Irak risquerait de fragiliser davantage le secteur bancaire de l’Union européenne en augmentant les provisions pour créances douteuses et en réduisant le revenu tiré de la banque de détail, a estimé hier la Banque centrale européenne dans un rapport sur le secteur. « Une action militaire contre l’Irak pourrait être le facteur déclencheur » amenant un report de la reprise économique, « surtout si elle est conjuguée avec une augmentation significative des prix du pétrole et des réactions négatives sur les marchés financiers », a estimé la BCE. Une telle détérioration conjoncturelle « aurait un impact important sur les banques de l’Union européenne car elle aboutirait à une hausse des provisions pour créances douteuses et une baisse du revenu tiré de la banque de détail », a précisé au cours d’une conférence de presse Edgar Meister, président du comité de supervision bancaire de la BCE, et également l’un des dirigeants de la Banque centrale allemande. En ce qui concerne la question des provisions pour créances douteuses, la BCE s’est montrée plutôt pessimiste pour l’avenir. « Même en l’absence de chocs supplémentaires, les provisions pourraient continuer à augmenter, en raison du délai entre l’apparition des risques et leur implication dans les bilans des banques », a ajouté la BCE dans son rapport. Toutefois dans l’immédiat, malgré les difficultés du secteur bancaire européen en général, et allemand en particulier, la BCE ne décèle « aucun signe de pénurie de crédit ».
Une guerre en Irak risquerait de fragiliser davantage le secteur bancaire de l’Union européenne en augmentant les provisions pour créances douteuses et en réduisant le revenu tiré de la banque de détail, a estimé hier la Banque centrale européenne dans un rapport sur le secteur. « Une action militaire contre l’Irak pourrait être le facteur déclencheur » amenant un report de la reprise économique, « surtout si elle est conjuguée avec une augmentation significative des prix du pétrole et des réactions négatives sur les marchés financiers », a estimé la BCE. Une telle détérioration conjoncturelle « aurait un impact important sur les banques de l’Union européenne car elle aboutirait à une hausse des provisions pour créances douteuses et une baisse du revenu tiré de la banque de détail », a précisé au...