La Ligue allemande de football (DFL) a annoncé hier qu’elle examinait dans quelle mesure le contrat exclusif passé entre 2000 et 2002 entre le Bayern Munich et le groupe Kirch, alors détenteur des droits télévisés, était préjudiciable pour les autres clubs. Dans le même temps, un avocat berlinois, Bert Handschumacher, a annoncé avoir porté plainte devant le parquet de Munich à la suite des révélations la veille du versement de 40 millions de marks (environ 20 millions d’euros), « dans l’intérêt d’une concurrence équitable et au nom de nombreux supporteurs allemands qui sont excédés par une telle démarche ». Révélé par le mensuel Manager Magazin à paraître ce matin, ces versements ont provoqué les interrogations, voire l’indignation, de nombreux responsables du football allemand. Selon le magazine, cette somme versée lors des saisons 2000-2001 et 2001-2002 visait à compenser le manque à gagner dû à la centralisation des droits en Bundesliga, alors que le Bayern, club prestigieux réalisant les meilleurs taux d’audience, pouvait espérer des sommes plus importantes en cas de commercialisation de ses droits en direct. Le mensuel notait au passage que les dirigeants du Bayern s’étaient prononcés en faveur du maintien de la centralisation des droits peu après la signature de ce contrat avec Kirch, ouvrant la voie à des soupçons de corruption. Les petits clubs dénoncent « La seule chose que je comprends, c’est que les autres clubs sont de nouveau jaloux du FC Bayern. Nous y sommes habitués. Ceux qui me connaissent savent que j’ai toujours été pour une centralisation. Nous ne nous sommes pas vendus, le Bayern n’est pas achetable », a rétorqué le manager du club bavarois Uli Hoeness sur la télévision publique ARD. Il a également confirmé avoir adressé à la DFL les documents demandés, alors que le directeur général de cette dernière, Michael Pfad, a affirmé : « Nous examinons dans quelle mesure ces documents auraient dû nous être présentés à l’époque et si la Ligue, dans son ensemble, a subi des préjudices. » L’ancien vice-président du groupe Kirch, en faillite depuis avril 2002, Dieter Hahn, a expliqué dans les colonnes du bihebdomadaire Kicker la nature de ce contrat : « Nous voulions faire avec le Bayern ce que l’UFA (autre agence de droits sportifs, ndlr) faisait avec Dortmund et Hambourg, c’est-à-dire un contrat pour quelques matches particuliers et pour le cas où le Bayern participerait à la Coupe de l’UEFA, auquel cas nous aurions eu les droits de commercialisation. En outre, nous voulions prendre nos précautions dans le cas de l’abandon d’une commercialisation centralisée. Nous envisagions aussi la création d’une télévision propre. » Refusant de donner le montant du contrat, M. Hahn a simplement indiqué : « Uli Hoeness n’a jamais été bon marché. » Les petits clubs, à l’image de Bochum, ont en tout cas dénoncé ce contrat : « Une telle démarche est incroyable. Tout le football peut en pâtir », a lancé son président Werner Altegoer. Celui de Nuremberg, Michael A. Roth a ajouté : « La question est de savoir si l’on peut encore se regarder dans les yeux ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Ligue allemande de football (DFL) a annoncé hier qu’elle examinait dans quelle mesure le contrat exclusif passé entre 2000 et 2002 entre le Bayern Munich et le groupe Kirch, alors détenteur des droits télévisés, était préjudiciable pour les autres clubs. Dans le même temps, un avocat berlinois, Bert Handschumacher, a annoncé avoir porté plainte devant le parquet de Munich à la suite des révélations la veille du versement de 40 millions de marks (environ 20 millions d’euros), « dans l’intérêt d’une concurrence équitable et au nom de nombreux supporteurs allemands qui sont excédés par une telle démarche ». Révélé par le mensuel Manager Magazin à paraître ce matin, ces versements ont provoqué les interrogations, voire l’indignation, de nombreux responsables du football allemand. Selon le magazine,...