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Interrogatoires de scientifiques : l’inertie irakienne pourrait s’avérer dangereuse

Les interrogatoires de scientifiques irakiens sont encore loin de satisfaire la curiosité des experts en désarmement, a noté l’Onu à Bagdad, et cette lenteur peut fournir aux tenants de la manière forte les arguments dont ils ont besoin. « Nous souhaitons que les personnels irakiens se montrent mieux disposés et plus coopératifs », avait indiqué mardi soir le porte-parole des experts de l’Onu à Bagdad Hiro Ueki, reprenant à son compte un appel déjà lancé le 14 février par le chef des inspecteurs Hans Blix. M. Ueki a également souligné que ces interrogatoires devaient être conduits dans les conditions souhaitées par la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection (Cocovinu), c’est-à-dire sans témoin et sans appareil d’enregistrement. Ce rappel intervient à la veille de consultations informelles au Conseil de sécurité sur une nouvelle résolution qui pourrait ouvrir rapidement la voie à une action militaire américaine si l’Irak n’apportait pas immédiatement la preuve de son désarmement complet. La question des entretiens prévus par la résolution 1441 de l’Onu, votée le 8 novembre 2002, est d’autant plus cruciale qu’ils apparaissent comme les seuls moyens de faire la lumière sur les programmes les plus secrets de l’effort militaire irakien. Bagdad affirme en effet qu’il ne reste plus aucun document permettant d’avérer que les armes chimiques et biologiques produites avant 1991 et les éléments entrant dans la mise en œuvre de ces programmes, comme les milieux de culture bactériologique, ont été détruits. Par contre, les experts internationaux comptent sur la mémoire des milliers de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens qui ont participé au formidable effort du complexe militaro-industriel irakien pendant près de 20 ans. Pour le moment, la Cocovinu, qui s’intéresse en priorité aux domaines chimique et biologique, n’a conduit que trois entretiens de scientifiques irakiens sur les 30 qu’elle a cherché à organiser, selon M. Ueki. L’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), qui doit vérifier la destruction du programme nucléaire irakien, a eu plus de chance et s’est entretenue avec une douzaine de spécialistes irakiens. L’AIEA accepte que les entretiens soient enregistrés.
Les interrogatoires de scientifiques irakiens sont encore loin de satisfaire la curiosité des experts en désarmement, a noté l’Onu à Bagdad, et cette lenteur peut fournir aux tenants de la manière forte les arguments dont ils ont besoin. « Nous souhaitons que les personnels irakiens se montrent mieux disposés et plus coopératifs », avait indiqué mardi soir le porte-parole des experts de l’Onu à Bagdad Hiro Ueki, reprenant à son compte un appel déjà lancé le 14 février par le chef des inspecteurs Hans Blix. M. Ueki a également souligné que ces interrogatoires devaient être conduits dans les conditions souhaitées par la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection (Cocovinu), c’est-à-dire sans témoin et sans appareil d’enregistrement. Ce rappel intervient à la veille de consultations...