Rechercher
Rechercher

Actualités

Évincée, l’opposition irakienne dénonce les projets américains

Le Congrès national irakien, principale formation d’opposition, exclu des structures provisoires que les États-Unis projettent de mettre en place en Irak, les accuse de préparer une « recette de catastrophe ». Ahmad Chalabi, chef de file du CNI, écrivait hier dans le Wall Street Journal que les États-Unis ont l’intention d’assurer pendant deux ans la direction des principaux ministères irakiens et de désigner un conseil consultatif d’Irakiens dépourvu de tout pouvoir. Un tel projet, estime-t-il, laisserait en place dans de nombreux endroits les fonctionnaires du régime de Saddam Hussein et n’assurerait pas la complète mise à l’écart des membres du parti Baas. Dans le même temps, il exclurait le CNI et les autres groupes d’opposition de tout rôle gouvernemental pendant la période de transition. Pour Chalabi, ce plan d’occupation américaine et de mise en place d’une Administration militaire est « impraticable et peu judicieux ». « Impraticable parce qu’il repose sur le maintien des structures existantes de gouvernement, d’administration et de sécurité de Saddam – bien qu’elles soient dirigées par des officiers américains. » « Peu judicieux, parce que cela entraînera une détérioration à long terme des relations américano-irakiennes et de la position de l’Amérique dans la région et au-delà. » Kanan Makiya, personnalité irakienne d’opposition proche du CNI, défendait une position similaire dans un article publié dimanche en Grande-Bretagne par The Observer. « Le plan (...) prévoit la nomination par les Américains, comme conseillers de ce gouvernement militaire, d’un nombre indéterminé de collaborateurs irakiens acceptables pour les pays arabes du Golfe et l’Arabie saoudite ». « Ce plan revient sur un engagement pris il y a une décennie (...) par les Américains envers l’opposition irakienne, et il est assuré de transformer cette opposition de la proche alliée qu’elle a toujours été dans les années 1990 en adversaire des États-Unis ». L’opposition irakienne doit se réunir cette semaine dans la région autonome kurde du nord de l’Irak pour discuter de la constitution d’une équipe chargée de prendre le pouvoir après l’invasion américaine. Selon Makiya, des responsables américains ont tout fait pour que cette réunion soit reportée. La Maison-Blanche a notamment refusé le mois dernier de fournir un renforcement de sécurité réclamé par les Kurdes pour la conférence qui se tient à quelques kilomètres seulement des lignes de l’armée de Saddam Hussein. Zamay Khalilzad, émissaire du président George W. Bush auprès des « Irakiens libres », devrait néanmoins assister à cette réunion.
Le Congrès national irakien, principale formation d’opposition, exclu des structures provisoires que les États-Unis projettent de mettre en place en Irak, les accuse de préparer une « recette de catastrophe ». Ahmad Chalabi, chef de file du CNI, écrivait hier dans le Wall Street Journal que les États-Unis ont l’intention d’assurer pendant deux ans la direction des principaux ministères irakiens et de désigner un conseil consultatif d’Irakiens dépourvu de tout pouvoir. Un tel projet, estime-t-il, laisserait en place dans de nombreux endroits les fonctionnaires du régime de Saddam Hussein et n’assurerait pas la complète mise à l’écart des membres du parti Baas. Dans le même temps, il exclurait le CNI et les autres groupes d’opposition de tout rôle gouvernemental pendant la période de transition. Pour Chalabi,...