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Les soldats américains pourront transiter par la plupart des pays d’Europe

La plupart des pays européens ont autorisé Américains ou Britanniques à transiter par leur territoire ou à utiliser leur espace aérien pour une guerre contre l’Irak et des soldats américains sont déjà dans le sud-est de la Turquie, pays en première ligne en cas de conflit. Le Parlement turc a autorisé des spécialistes américains du génie, dont le nombre est estimé à 3 500, à rénover et moderniser des bases aériennes et des ports, susceptibles d’être utilisés en cas de guerre. En Allemagne, dès le début du débat sur l’Irak, le chancelier Gerhard Schröder a indiqué que son pays autorisait Américains et Britanniques à utiliser l’espace aérien allemand et leurs bases militaires en Allemagne, aussi bien aériennes que pour les troupes au sol. Les forces américaines et britanniques ont déjà transféré de leurs bases en Allemagne, par la voie des airs, de la route et par mer, des milliers de soldats, des avions, des chars et du matériel de toutes sortes vers la région du Golfe. L’Allemagne, qui abrite le quartier général des forces américianes en Europe, a également donné son accord pour l’utilisation des avions d’observation Awacs de l’Otan, basés à Spangdahlem et dont les équipages sont pour l’essentiel composés de militaires allemands. La France, sollicitée en octobre par Washington, s’en tient à la résolution 1441 de l’Onu qui veut donner toutes leurs chances aux inspections et refuse la logique de guerre. En janvier dernier, l’Italie a autorisé les États-Unis à utiliser les bases militaires dans la péninsule comme « escale technique pour le ravitaillement » de ses avions militaires et le survol de son territoire de même que l’utilisation de ses voies de transport aériennes, maritimes et terrestres. La Grèce est prête à accorder des facilités navales et aériennes aux États-Unis. Aligné sur Washington, le gouvernement espagnol n’a pas rçcu de demande des États-Unis, mais la ministre des Affaires étrangères, Ana Palacio, a indiqué qu’il donnerait son feu vert pour l’utilisation de bases militaires par les Américains. Les États-Unis construisent toutefois 44 logements sur la base hispano-américaine de Rota en Andalousie pour abriter plus de 6 000 militaires américains en transit vers le Golfe. Le Portugal a déjà autorisé les États-Unis à utiliser la base aérienne de Lajes (archipel des Açores) dans l’Atlantique, mais la réponse aux autres demandes « dépendra du respect du droit international, d’une résolution des Nations unies et du système d’alliances dont fait partie le Portugal », a dit le Premier ministre José Manuel Durao Barroso. Alors que la Pologne, alignée sur Washington, n’a reçu aucune demande, le Parlement bulgare a accepté que les États-Unis utilisent son espace aérien et des infrastructures. L’ancien aéroport militaire de Biala-Podlaska, dans l’est de la Pologne, sera également modernisé pour les besoins de l’Otan avec des capitaux du gouvernement américain. Membre de l’Otan depuis 1999, la Hongrie examine une requête de transit par des troupes américaines et des matériels et elle a déjà autorisé les États-Unis à former quelque 3 000 agents de liaison irakiens sur sa base de Taszar, à 200 km au sud-ouest de Budapest. En revanche, l’Autriche, neutre depuis 1955, a interdit le transit de troupes et matériels américains de même que le survol de son espace aérien sans nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’Onu. La Slovaquie et la République tchèque, qui soutiennent aussi Washington, ont autorisé survols et transit de soldats et de matériels. Étant donné leur situation géographique, le Danemark et la Finlande n’ont reçu aucune demande de Washington. Approchée par les Américains, la Suède n’a pas encore répondu dans la mesure où Stockholm soutient « le processus des Nations unies de donner plus de temps aux inspecteurs » et la Norvège attend pour se déclarer une décision du Conseil de sécurité.
La plupart des pays européens ont autorisé Américains ou Britanniques à transiter par leur territoire ou à utiliser leur espace aérien pour une guerre contre l’Irak et des soldats américains sont déjà dans le sud-est de la Turquie, pays en première ligne en cas de conflit. Le Parlement turc a autorisé des spécialistes américains du génie, dont le nombre est estimé à 3 500, à rénover et moderniser des bases aériennes et des ports, susceptibles d’être utilisés en cas de guerre. En Allemagne, dès le début du débat sur l’Irak, le chancelier Gerhard Schröder a indiqué que son pays autorisait Américains et Britanniques à utiliser l’espace aérien allemand et leurs bases militaires en Allemagne, aussi bien aériennes que pour les troupes au sol. Les forces américaines et britanniques ont déjà transféré...